Ibid., c. VIII
6. Gregorii Turonensis Opéra omnia, édit. Ruinart, col. 1190, note.
7. L'origine genevoise de saint Nizier semble résulter du récit de Grégoire. Cet auteur raconte que, peu de mois avant la naissance de saint Nizier, Florentins, son père, ayant été nommé à Tévêché de Genève, son épouse, Artemia, le conjura de ne pas rechorclier Tépiscopat de la ville (episcopatns urbis), c'est-à-dire de la ville où ils habitaient. (F<7«(? PatrnWy c. vu, § 1.)
la résidence de Cliilperic l*^', run des rois bourguignons* ; mais il faut demander à des écrits autres que les siens la série dos princt^s dont cette ville reconnut l'autorité.
On sait par le concile d'Epaone que la civitds Genavensium appartenait encore en 507 au roi de Bourgogne, et une inscription de Tan 527 prouve, contrairement à l'opinion des auteurs de la Gallia christiana, que ce territoire ne fut pas enlevé aux Bourguignons, en suite des désastres de Sigismond (523)*. Childebert fut sans doute celui des rois francs auquel le partage de la Bourgogne, définitivement conquise en 534, attribua Genève^, qui, après 561 , fit partie du royaume de Gontran*.
§ 3. - CIVITAS GRATIANOPOUTANA.
Urbs Gratianopolitana est le nom sous lequel Grégoire désigne Grenoble et son territoire^.
Grenoble faisait partie, en 517, du royaume de Bourgogne, comme le prouve la participation de son évêque Viclurius au concile d'Epaone, et il y a lieu de croire que, après la conquête définitive de la Bourgogne (534), cette ville échut à Clotaire I''^ A la suite du partage de 561 , elle fit partie des Etats de Contran; et le Grésivaudan fut défendu, en 574, contre l'invasion lombarde, par Mummolus, que le roi Gontran venait d'élever à la dignité de patrice'.