‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 397 sur 597 · Historia Ftancorum, 1. IV, c. xx · texte numérisé non relu

Historia Ftancorum, 1. IV, c. xx

G. Ibid., 1. IX, c. VII.

CIVITAS ARELATENSIUM. i'^b

légua Théodechilde, Tune des femmes du feu roi Charibert*, ne permet pas d'en rechercher remplacement. Il n'y a donc, relativement à Arles, qu'un seul texte réclamant notre attention, celui où l'évêque de Tours mentionne le lieu du martyre et le tombeau de saint Genès *.

Il semble que l'évêque de Tours distingue le lieu du supplice de saint Genès de celui de sa sépulture. « Au lieu où le saint fut décollé, dit Grégoire, il croît un arbre de l'espèce du mûrier, dont les malades tirent de grands soulagements, grâce à l'intercession du martyr»; et, quelques lignes plus loin, notre auteur, parlant du tombeau de saint Genès , rapporte que les barreaux en furent maintes fois forcés par les Lombards et autres envahisseurs. Cette distinction est, du reste, en parfait accord avec ce qu'on lit dans une Vie du saint écrite, paraît-il, au v"" siècle.

Selon cet ouvrage, Genès, ayant traversé le Rhône à la nage pour échapper à ses bourreaux, fut atteint par eux et immédiatement mis à mort. Les fidèles transportèrent alors ses restes sur la rive opposée, afin que les deux côtés du fleuve fussent sanctifiés, celui-ci par le corps, celui-là par le sang du martyr^. La question doit donc être posée de cette manière : Quel fut, dans cette sorte de partage, le lot de la rive gauche? Quel fut celui de la rive droite?

Remarquons ici, d'après Thagiographe, qu'au temps de la passion, de saint Genès, la ville n'était pas encore double coinuio elle le fut au iv*" siècle*. De même qu'aujourd'hui, Arles s'étendait seulement sur la rive gauche du Rhône. Or, Genès fuyait évidemment de la ville, et les chrétiens, en opérant la translation de son corps, obéirent sans doute au désir de le rapprocher de leurs demeures. Ce serait donc sur la rive droite que le martyr aurait souffert pour la foi chrétienne, et la chapelle de « Saint-Gencst » , indiquée par Cassini à peu de distance au sud de Trinquetaille et non loin du Rhône, rappellerait sans doute le

i, Historia Francorum, 1. IV, c. xxvi.

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