Voyez plus haut, pages 48 et
CIVITAS DEENSIUM. 139
§ 3. — CIVITAS DEKXSH M.
Le territoire de Die est nommé tirhs Diensis^ ou Dpp)ms' dans les écrits de l'historien des Francs.
La protestation du roi Gondioc contre la consécration de Tévoque de Die par le métropolitain de Vienne, en 463^, est une preuve que la civitas Beensium était soumise dés ce moment aux Bourguignons, dont elle reconnaissait encore les lois en 517, lors du synode d'Epaone. En suite de la réduction définitive de la Bourgogne par les Francs (534), Die dut être compris dans le lot de Clotaire 1^ *, et, dans le partage de la succession de ce prince, elle fut rattachée au nouveau royaume de Bourgogne, ou, en d'autres ternies, aux Etats de Gontran^.
Grégoire parle du tombeau de saint Marcel, évêque de Die, et du culte dont il était Tobjet®. L'église de Saint-Marcel, située au faubourg de Die, fut détruite par les calvinistes pendaut les guerres religieuses qui désolèrent le xvi® siècle, et les religieux qui la desservaient s'établirent alors dans Tintérieur de la ville ^
§ -i. - CIVITAS TRICASTINORUM.
Cette cité, dont Saint-Paul Trois-Châteaux était le lieu principal, ne paraît qu'accidentellement chez Grégoire parla mention de Victor, Tricastinorum episcopus^.
Trois-Châteaux subit évidemment le joug bourguignon en même temps que Vaison, c'est-à-dire avant Tannée 473. Son évêque, Florentins, faisait acte de sujet bourguignon en prenant part au concile d'Epaone de 517; mais il est probable que la civitas Tricastinorum passa sous la domination du grand Théo-