Miracula beati Martini^ 1. III, c. lx
CIVITAS CABELLICORUM. -443
d*Orange en 529. Comprise, en 537, dans les régions que Vitigès céda aux princes mérovingiens, elle échut sans -doute alors à Clotaire P'.
11 semble que le partage de 561 rattacha Cavaillon au nouveau royaiune de Bourgogne. En effet, son évêque, Veranus, fut Fun des prélats que Contran envoya en 586 près du roi de Soissons, pour rechercher les meurtriers de Prétextât *. Déjà, Tannée précédente, Veranus figurait au concile de Mâcon, et on le retrouve enfin en 589 au synode assemblé à Autun, par le roi de Bourgogne, au sujet des désordres qu'on avait signalés dans un monastère de Poitiers^. 11 n'y a donc pas lieu de rattacher Cavaillon au royaume d'Austrasie en se fondant sur les relations qui existaient à cette époque entre Veranus et le roi Childebert, dont le second fils, ïhéoderic, fut tenu en 588 sur les fonts baptismaux par Tévêque de Cavaillon^.
Grégoire parle d'une basilique de Saint-Martin qui, dès le VI* siècle, aurait existé à Cavaillon*; mais cette église ne parait avoir laissé aucun souvenir.
SANCTI EUSEBII oratorium. — « Ma mère, dit rhistorieu des Francs, plaça des reliques de saint Eusèbe dans l'oratoire de sa maison*. » En présence de cette phrase, il semble tout d'abord impossible de chercher à fixer l'emplacement de la demeure d'Armentaria, car l'auteur n'indique pas la région de la Gaule où était située celte habitation. On voit cependant tout d'abord qu'il ne doit p€tô être question, dans ce texte, de la maison d'Auvergne où fut élevé Grégoire : en effet, dans le récit du miracle que cet auteur attribue aux reliques de l'évéque de Verceil, il n'est pas question, soit de Tépoux, soit de quelqu'un des enfants d'Armentaria : les serviteurs {familiaj servientes) forment le seul entou-
i. Historia FrancorutHy 1. VIIÏ, c. xxxi 1 Ibid., 1. IX, c. -41.