Historia naturalis, 1. 111, c. v
i. Gallia christiana, t. III, col. 1189-1i90; cf. col. H9-2, et tome I", col. 4!22.
5. Historia Francorum, 1. IV, c. xliii et xlv; l V, c. xxï. — De gloria martyrum, c. xLvii. — De gloria confessorum, c. lxix.
6, Historia Francorunit I. IV, c. xlii.
par suite de la cession de la Provence aux successeurs de Clovis (537), Embrun paraît avoir été rattaché au royaume de Soissons *, mais en 561 il fut compris dans le nouveau royaume de Bourgogne : ce dernier fait résulte de la défense, par l'armée bourguignonne, de FEmbrunois, que les Lombards avaient envahi en 571 et en 574*, ainsi que de l'histoire de Févêque Salonius*. Emeritus, successeur de Salonius, assista en 585 au concile bourguignon de Mâcon.
L'évêque de Tours mentionne deux des sanctuaires d'Embrun : le tombeau de Févêque Marcellin et la basilique dédiée à saint Nazaire et à saint Celse.
Le tombeau de saint Marcellin, où une lampe miraculeuse brûlait constamment*, était sans doute accompagné d'une église dès le temps de notre auteur, qui écrivait deux siècles après la mort du bienheureux prélat. L'une des sept églises d'Embrun était on effet dédiée à saint Marcellin : elle fut brûlée par les Calvinistes ^.
La basilique de saint Nazaire et de saint Celse aurait été élevée sur les tombeaux des deux martyrs; elle renfermait aussi des reliques de saint Genès d'Arles. On rapportait que le lieu de leur sépulture, longtemps ignoré, avait été révélé par la vertu miraculeuse des fruits d'un poirier qui était sorti de terre en cet endroit ; mais cet arbre aurait été coupé, sur l'ordre des saints eux-mêmes, lors de la construction de leur église que Grégoire mentionne comme un travail admirable^.
La critique a déjà fait ses restrictions au sujet du chapitre consacré par le vénérable historien des Francs à saint Nazaire et à saint Celse. On a pensé que ces deux martyrs n'étaient pas différents d'un autre saint Nazaire et d'un autre saint Celse qui moururent pour la foi chrétienne, au temps de Néron ; il serait