‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 437 sur 597 · p. IX · texte numérisé non relu

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3. L'inscription : NVMINIBVS||AVGVSTORVM||BT IVNONIBVS||VICANI||NBRIO-

MAGIBNSES, prouverait, selon M. Léon Renier, c que, dans la Table Théodosienn«, Aqiuie Neri n'est pas une erreur de copiste pour Aquae Nerae, comme Tavail cru d'Anville, mais bien une abréviation de Aquae Neriomagienses. » (Itinéraires romains de la Gaule, extrait de Y Annuaire de la Société des antiquaires de France pour 1850, p. 60.) — Iferiçm^agu^ pt Nerius sont donc deux appellations employées simultanément- pour désigqpr une seule et même localité. Le cbeMîeu des Gaturigcs, Chorges (llautcs-AIpes), est égalprnpHt pommé Catprigas par Tllinéraire d'Antonin et Caiorigomagus par la Table de Peutinger. Ce rapprochement prouve que le radical gaulois mag, que les celtistes reii- (|ep^ p^r le latJD çampuSy loci^s, était parfois séparable du nom de lieu dont il formait ]^ terminaison.

4. Qiiicherat, De la formation française des anciens noms de Ueu, p. 50

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vi« siècle, époque à laquelle vivait Patrocle, Néris était le cheflieu d un archiprêtré, rang qui lui fut enlevé depuis par Montliiçon, car, au siècle dernier, Néris dépendait, ainsi que la Celle et Colombier^ de Tarchiprêtré de Montluçon*.

L'oratoire de saint Martin ne parait pas avoir subsisté jusque dans ces derniers siècles : le pouillé du diocèse de Bourges de i 772 ne connaît à Néris qu'une église dédiée à saint Georges.

ONU, monasierium. — C'est là un des trois monastères du Berry fondés par saint Ursus vers la fin du v^ siècle *, A propos de ce nom, Ruinart rappelle le village et la forêt d'Heugnes (Indre, arrondissement de Châteauroux, canton d'Écueillé), où a pu exister, dit-il, le monastère à'Oma^; mais personne depuis lors ue s'avisa de rechercher s'il en fut ainsii II y a peu d'années" encore, Jacobs se contentait de rapprocher le nom d'Onia de ceux d'Heugues et d'Allogny, bien que le rapport à!0?iia avec ce dernier vocable soit à peu près nul, et il avouait son ignorance sur l'histoire ecclésiastique de ces deux villages. Cependant il était facile de constater que Heugnes, ou plutôt Heugne, dont le nom dérive évidemment d'Onia, était avant 1089 le siège d'une paroisse désignée en latin sous le nom d'Ogma*^ et que son égUse dépendait au siècle dernier de l'abbaye de Miseray, près de laquelle il est situé ^.

PONTINIACUS, monasterium. — On ignore absolument la situation précise de ce monastère que saint Ursus établit dans le Berry à la même époque que ceux d'Heugnes(0/2f«) et de Toiselay [TaiLsiriacus) , c'est-à-dire vers la fin du v® siècle^. Ruinart fait observer qu'il existe dans l'ancien diocèse de Bourges un village deMontigny, dépendant alors du chapitre de Sancierges^;

1. Pouillé manuscrit du diocèse de Bourges en 1772 (Bibliothèque de Bourges). %, Yitae Patrum, c. xviii, g 1.

3. Gregorii Turon. Opéra omnia, édit. Ruinart, col. i^M, note b.

4. c Hujns autem siivae nomen est Ogniensis dictum, ab ecclesia scilicet quae dicta est Ognia, in cujus parochia est. t (Charte de fondation de Tabbaye de Miseray, dans le Gallia christiana, t. II, instrum., c. lviii.)

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