Histoire de France^ édition de 1729, p
2. € In -territorio fiiturico, castro Mediolano, passio saiicti Genesii martyris. » Ce lexle, selon l'abbé Lebeuf (Recueil de divers écrits, t. I*', p. 1 1), est fourni par un manuscrit du martyrologe d'Usuard, conservé au dernier siècle dans Tabbayc de Saint- Benoît-sur-Loire.
3. Le même fait s'est produit pour les noms de plusieurs autres châteaux mentionnés par drégoire : castnim Dunense (Châteaudun), castrum Merlolacense (Ghastel-Marlhac) et castrum Sellense (ChAteauceaux ou Chantoceaux).
470 LA r.Al'LK AU SfïlFJIK SIÈCLE.
NEBEEXSIS vicus. — Le viens Nereensis est désigné dans la Vie de saint P&troclc comme le lieu de la première retraite de ce pieux solitaire, qui y établit un oratoire consacré par des reliques de sftint Martiu et y tiut upe sorte d école à Tusage des enfants'. PfttFPple, qui abandonna ce village pour vivre dans une plus profonde solitude H Mediocantm (aujourd'hui la Celle), fut enseveli au monastère de Colombier, fondé par lui à peu de distance de s» cellule, et ses funérailles fureiit signalées par Tintervention (Je Tarchiprêtre du viciis Nereenmy qui, à la tête d'une troupe 4e clercs, voulut tenter d'enlever le corps du bienheureux confesseur^.
Le vicus Nereensis ne saurait être cherché ailleurs qu'à Néris (allier, arrojidissement et canton de Montluçon), à une dizaine de kilomètres ouest-ïiord-ouest de Colombier (monasterium Columbariensé) et de la Celle (Mediocantm) y également nommés dans la Vie du saint anachorète. Le texte de Grégoire est qfirieux ep ce qu'il permet de constater deux faits intéressants pour l'histoire de Néris. Jl prouve, contrairement à ce qu'ont avapcé des savants 4n plus grand mérite, que le nom Aquae Neri qiji figure dans la Table de Peutinger, où il désigne la station thermale de Népis, n'est pas une abréviation à' Aquae Neinomagefi^es^j et, en copséquence, on ne peut plus regarder le nom ipoderne de cette localité comme un dérivé de Neriomagus, eu supposant upe rétrogradation de l'accent jusque sur la voyelle précé4ailt rantépénultièroe de ee nom latin ♦. Il montre aussi qu'au