‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 444 sur 597 · Historia Francorum, 1. IH, c. viii-xiii · texte numérisé non relu

Historia Francorum, 1. IH, c. viii-xiii

6* De gloria martyrum, c. lu. — Miracula beati Juliani, c. xiri et xxiif; — Vitàe Palrum, c. iv, §'-2; c. v, § 2.

CIVITAS ARVEKNOKUM. 479

L'Auvergne passa successivement, avec le royaume d'Austrasie, à Théodebert, fils de Théoderic, et à Théodebald, fils de Théodebert. Deux chapitres de Grégoire, ou sont racontées les intrigues qui marquèrent, en 555 environ, la vacance du siège épiscopal deTAuvergue et l'ordination à Metz du nouvel évéque, Gautinus, attestent la possession de cette province par Théodebald^, dont la succession fut recueillie en 555 par le roi de Soissons^ Clotaire^ Le nouveau maître de TAuvergne envoya Chramn, VtLîï de ses fils, pour gouverner la civitas Arvernorum} .

Clotaire ne fut pas aussi heureux dans le choix de ce lieutenant que Clovis l'avait été en confiant l'Auvergne à Théoderic : il n'est pas besoin de rappeler les révoltes et la fin malheureuse de Chramn, bientôt suivie de la mort de son père. Bien que l'évêque de Tours, en parlant du partage de 561, ne désigne pas les cités qui composèrent chacun des quatre nouveaux royaumes, il est certain que l'Auvergne échut à Sigebert, que le sort gratifia du «royaume de Théoderic'». La souveraineté de Sigebert sur ce pays résulte de divers faits relatés par Grégoire : ainsi, on sait qu'en 566 le roi d'Austrasie, voulant s'emparer d'Arles, y envoya les Arvernes commandés par Firminus, comte de la cité*; on sait aussi que, lors de l'ordination d'Avitus comme évêque de Clermont, « le roi » lui accorda la faveur d'être sacré dans la ville de Metz^.

Après la mort de Sigebert (575), l'Auvergne continua certainement d'obéir au roi d'Austrasie. On n'a en effet aucune preuve du contraire, et il ne nous paraît pas qu'il faille tenir compte d'un passage de Grégoire d'après lequel les Arvernes, guidés parleur ducNicetius, auraient pris part en 585 à l'expédition du roi de Bourgogne contre les Goths de Septimanie*. Les

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