bid,, 1. Vin, c. XXX
Arvernes doivent être considérés ici comme des auxiliaires de Gontran : s'il en était autrement, on ne comprendrait pas pourquoi, vers 587, leur ancien duc Nicetius, Ai'verne lui— même, aurait été nommé gouverneur de Marseille et des autres villes de Provence qui reconnaissaient l'autorité de Childebert*. Il faudrait donc admettre entre ces deux événements la conclusion d'un traité par lequel Gontran aurait rétrocédé à son neveu l'importante civitds Arvernorum^ ce qui est improbable, car le traité d'Andelot, qui fut précisément signé vers cette époque, n'autorise aucune conjecture de ce genre. Ajoutons qu'il est certain que le Gévaudan, qui alors, comme à l'époque gauloise, était une sorte d'annexé de l'Auvergne, resta uni au royaume d'Austrasie durant la minorité de Childebert II.
La mort de Childebert (596) ne modifia en rien la situation de la civitas Arveimorwm^ qui continua à faire partie du royaume d'Austrasie sous Théodebert II, ainsi que l'atteste une inscription funéraire trouvée en 1833 dans des fouilles faites à l'église de Notre-Dame du Port, à Clermont*.
Le chef-lieu de la cité d'Auvergne est désigné par Grégoin» sous les noms \r vernis'^ ^ civitas Arveniis^^ civitas Arverna'''.