‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 450 sur 597 · Historia Francorum, 1. L, c. xxxi · texte numérisé non relu

Historia Francorum, 1. L, c. xxxi

CIVITAS ARVERNORUM. 485

cette église que l'évêque Cautinus fit enfermer vivant, dans un tombeau de marbre de Paros, le prêtre Ânastase qu'il voulait dépouiller d'une propriété donnée par la reine Clotilde^ C'est sans doute cette même église que Tévêque de Tours désigne ailleurs sous le nom de basilique de la ville {basilica opidt), en l'indiquant conmie le lieu de sépulture de sainte Georgia, vierge arverne*; car, selon un texte de 950 environ, le corps de sainte Georgia reposait alors dans l'église de Saint-Cassius^, où l'on voyait encore son tombeau à la fin du xvn® siècle*. Cependant la qualification de basilica opidi n'est pas parfaitement appliquée à l'église de Saint-Cassi (c'est ainsi qu'on appelle Saint-Cassius en langue vulgaire), l'une des églises principales de Clermont jusqu'à la Révolution : cet édifice, aujourd'hui détruit^, était en efiet contigu à l'abbaye de Saint-Allyre et situé, par conséquent, en dehors de l'ancienne ville de Clermont.

Sancti Cyrici monasterium. — Ce monastère fut fondé dans la seconde moitié du v® siècle par l'abbé Abraham, qui était né sur les bords de l'Euphrate®; mais on peut induire des paroles de Grégoit*e, — « ad basilicam Sancti Cyrici monasterium collocavitï>y — que l'église de Saint-Cirgues existait avant la venue d'Abraham en Auvergne. Après l'excellente note consacrée par dom Ruinart au passage des Vitae Patrum où Grégoire mentionne ce monastère, on ne peut trop s'étonner que Jacobs ait cru devoir chercher le couvent de Saint-Abraham dans une des localités d'Auvergne qui portent aujourd'hui le nom de Saint-Cirgues*^; ce savant, tout en inclinant pour Saint-Cirgues de Malvert (Cantal), dont les anciens pouillés mentionnent le prieuré, ajoute

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