îbid.f c. V
6. Bien que Grégoire dise que Protais était reclus daus ce monastère, il nous le montre envoyant un des moines de sa cellule près de saint Pourçain (?orlianu$) pour
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remplacement de ce monastère, dans lequel tous les commentateurs, sans exception, ont voulu reconnaître Combronde (Puyde-Dôme, arrondissement de Riom, chef-lieu de canton), sans se rendre compte de la différence essentielle des deux dénominations. En effet, d'une part, Tadjectif Canbidobrense est formé d'un vocable celtique Canbidobrunij qui, en français, a dû produire quelque chose comme Chandeuvre^ et, d'autre part, on ne peut nier que le nom de Combronde, d^origine latine ou romane, n ait été à l'origine Comba Rotundaj c'est-à-dire « la vallée ronde » . Il vaut donc mieux s'abstenir et avouer qu'on iguore la situation de Canbidobrum.
CANTOBENNUM. — La grotte ou crypte de Cantobennum [crypta C(uitobennensis)y située près de la voie publique, est indiquée comme le lieu de la sépulture d'Urbicus, second évêque des Arvernes*. Grégoire dit en outre qu'Eparchius, qui occupait le siège épiscopal au milieu du v® siècle, aurait, suivant la tradition, établi un monastère dans la forteresse (arx) de la montagne voisine, où il n'existait plus qu'un oratoire à la fin du vi® siècle*.
Les érudits auvergnats ont tous reconnu que la première mention se rapportait à Chantoin, faubourg nord-est de Clermont, dont le nom est formé de Cantobe?inum par la chute de la labiale. Us ont été moins unanimes à identifier le mo^2<$ Cantobennicm^ dont le sommet était jadis couronné d'une forteresse, avec le mont Chanturgue situé à 2500 mètres au nord de Clermont, où l'on croit précisément trouver des vestiges de l'époque gauloise ^ 11 y a peu d'années, M. Mathieu a émis l'opinion que le mons Cantobennicus n'était pas différent du mamelon sur lequel la ville de Montferrand est construite, et cet auteur pense que Montferrand
lencourager dans sa résistance aux embûches de Satan ; or cet acte ne peut être que celui d'uQ chef de communauté.
1. Histaria Francorum, 1. 1, c. xxxix. — Suivant le livret des églises de Clermont, remontant au x^ siècle, Urbicus reposait, à cette époque, dans Féglise de Saint-Gall (voy. plus haut, page 484, note 2) ; mais, en suite de la destruction de cette église, vers le commencement du xiv* siècle, les corps de saint Urbicus et de saint Antolianus, passèrent de là dans Féglise de Saint-Allyre. (Ruinart, Gregorii Turon. Opéra omnia, p. 30, notet, et p. 795, note 6).