Ibid., p
4. Vitae Patrum, c. vi, § 1.— Dans ce passage, toutes les éditions désignent ce monastère par répilhèlc Chromonense; mais c'est évidemment une leçon fautive, puisque les manuscrits de Golbert, de Laon et de Beau vais, consultes par Huiuart pour son édition des Vitae Patrum, fournissent les variantes Crononense, Crononinsim et Cronosensim. (Gregorii Turon. Opéra omnia, col. 1169, note b.)
r>< Uisloria Francorum, 1. IV, c. xl.
CIVITAS AUVERNORUM. iU'J
de la ville épiscopale*, ce qui permet de l'identifier avec Cournou (Puy-de-Dôme, arrondissement de Clermont, canton do Pontdu-Châleau), village situé à 12 kilomètres sud-est de Clermont et dont l'église est encore qualifiée abbaye au x* siècle- : il subsistait à Cournon, au moment de la Révolution, une église collégiale remontant au xi"" siècle^.
Le changement de Chrononem eu Cournon résulte de la métathèse du r, qu'on observe également dans d'autres noms géographiques, comme par exemple dans Amb^rnac, Antehrinnacum^ Comboî^rne, Cumbrona; cette métathèse remonte au moins à l'année 976 en ce qui concerne le nom de Cournon*.
ICIACUS, domus. — k\\ temps où Chramn se retira en Auvergno, c'est-à-dire vers 560, les reliques de saint Saturnin conservées dans l'oratoire de la domus IciaceNsis furent enlevées par cinq voleurs; mais plus tard Tun d'eux les remit, dans la ville d'Orléans, à un diacre arverne en le priant de les restituer à leur propriétaire véritable ^ .
Cette petite histoire que rapporte Grégoire permet de constater Texistence, à Tépoque mérovingienne, d'Yssac-la-Tourette (Puy-de-Dôme, arrondissement de Riom, canton de Combronde), village dont l'église est encore dédiée à saint Saturnin^. Jacobs, Suivant en cela Ruinart, a cependant rendu Iciacus par Issoire, mais cette inadvertance a son excuse dans l'index des manuscrits de Reauvais et de Laon, qui renferme ce titro fautif : « De oratorio Iciodorensi in krverno , ubi sanctus Saiurninm' requiescii'^. »
IGIODORUM, viciis. — Le premier évequc d'Auvergne, saint
\ . c Nonasteriuin Croinonensc, sexto situm ab Arverna urbe milhario. * ( Vitae Patrnm, e. VI, § 1.)
2. Un acte de l'évèque Etienne, datant de 1)76 environ, la désigne sous le nom d'abbalia sancii Martini Chomonensis, (Baluze, Histoire gênéalog. de la maison d'Auvergne, preuves, p. 38.)