‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 470 sur 597 · Notifia GaUiarum, p · texte numérisé non relu

Notifia GaUiarum, p

3. P.-P. Mathieu, Des colonies et des voies romaines en Auvergne, p. 302. i. Vitae Patrum, c. xrr, § 3. — Historia FrancormUy 1. V, c. xii.

501 LA riAHï.K AU SIXIÈME SIÈCLE.

tait encore à la Révolution, et la rivière près de laquelle Brac— chion choisit le lieu de sa sépulture est certainement cet affluent de gauche de la Sioule qui coule à Menât. La ville de Menât n'est éloignée que de 1 7 kilomètres de Pionsat, la première résidence de Bracchion.

MARCIACUS,rfomt/*. — Grégoire rapporte que Ton conservait des reliques de la Vierge dans l'oratoire de la domus Marciaeensis où il se rendit une fois à l'occasion de la fête de la Mère de Dieu, qui se célébrait alors au mois de janvier*. On trouve, dans l'Auvergne, où notre auteur dit qu'était situé Marciacus^ deux paroisses dont le nom actuel est dérivé de ce vocable gallo-romain, et chacune d'elles possède une ancienne église consacrée à Notre- Dame : ce sont Marsat* (Puy-de-Dôme, arrondissement et canton de Riom), à 1 5 kilomètres au nord de Clermont, et Marsae^ (même département, arrondissement et canton d'Ambert), à 90 kilomètres sud-est de cette même ville. Nous ne croyons pas cependant qu'on puisse hésiter à identifier l'église visitée par Grégoire avec celle du Marciacus le plus voisin de Clermont, c'est-à-dire avec l'église de Marsat. C'est la seule, du reste, à laquelle ait songé Ruinart, qui écrit à lort Marsac : Marsat avait, dans ces derniers siècles, un prieuré de femmes soumis à l'abbaye de Mozac, dont il n'est distant que de 4 kilomètres*.

MELITENSE monasterium. — Saint Caluppa vivait, au temps do Grégoire, dans ce monastère, qu'il dut quitter parce que sa faiblesse, résultant d'une excessive abstinence, ne lui permettait pas d'accomplir un travail quotidien à l'exemple des autres religieux, et lui attirait des reproches continuels. 11 se retira alors dans l'anfractuosité d'un rocher haut de plus de cinq cents pieds, qui s'élevait dans la vallée voisine et avait autrefois servi de retraite dans les moments de péril. Il y construisit un petit oratoire où l'on était obligé de lui apporter de Teau du fond de la vallée,

\ . De gloria martyrum, c. ix.

2. L'église de Marsat est placée sous le vocable de Notre-Dame de rAnnonciation {Mémoires de C Académie des sciences de Clermont-Ferrand, t. Xlï, p. 659).

3. L'église de Marsac est dédiée à Notre-Dame de la Nativité (ibid., p. 766). A. Gregorii Turon. Opéra omnia, col. 731-732, note b.

CIVITAS ARVERNORUM. nor»

c'est-à-dire d'une distance de près de dix stades ; mais Grégoire rapporte qu'à sa prière, Dieu fit jaillir Veau du rocher. Ce fut dans cette cellule, où notre auteur le visita en compagnie d'Avitus, évêque d'Auvergne, que mourut Caluppa ^ Les commentateurs modernes de Grégoire ont tous identifié Afe/itum et le village actuel de Méallet (Cantal, arrondissement et canton de Mauriac). Ruinart désigne Méallet sous le nom de Melet, et, si cette dernière forme a véritablement été employée, il n'y aurait pas lieu de douter de l'assimilation proposée. En tout cas, on n'a aucune raison de préférer Mialet, au diocèse de Clermont, dont le savant bénédictin signale également le nom sans se prononcer sur la question de l'emplacement de Melitum^ : le nom Mialet, qui appartient à divers hameaux du département du Puy-de-Dôme^, ne se rapproche pas autant de Me^ litum que Méallet. On ne peut tirer aucune lumière du culte de saint Caluppa, tout aussi inconnu aujourd'hui à Méallet qu'à Mialet, comme Ruinart l'observait déjà au xvn® siècle.

MEROLIACENSE gastrom. — Ce castrum, dont les habitants se rendirent honteusement au roi Théoderic, était fortifié par la nature; car, dit Grégoire, « il est entouré non par des murs, mais par un rocher taillé de cent pieds de hauteur ou davantage. Au milieu est un étang d'une eau fort agréable à boire ; dans une autre partie se trouvent des sources si abondantes, que l'eau vive coule par la porte de la forteresse en formant un ruisseau. Enfin, ce castrum comprend un espace tellement étendu, que ceux qui habitent dans cette enceinte cultivent des terres et recueillent des fruits en abondance*. »

11 est impossible de méconnaître ici Chastel-Marlhac (Cantal, arrondissement de Mauriac, canton de Saignes), qui conserve presque intacte la dénomination employée par Grégoire et dont

1 . YilM Patrumy c. xi. — On trouve encore une autre mention de Caluppa et du monasterium Melitense dans YHistoria Francorum (1. V, c. ix).

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