Gregorii Turonensis Opéra omniay col. 929, note a
G. Miracula sancti Germani, c. IV, apud Bolland., t. Vil Julii, p. 2fii.
CIVITAS ARVERNOUUM. 597
de Riom), lieu célèl)re par une abbaye remontant au vi® siècle*; mais cette assimilation ne peut être soutenue philologiquemeut, et d'ailleurs Mozac est désigné an milieu du vni° siècle sous le nom monasterivm Mauziacense'^ . Eu identifiant Musciacae avec Mozac, on n'a tenu aucun compte de la terminaison plurielle et féminine du nom latin : on a traité ce vocable absolument comme un neutre ou un masculin singulier, et, à vrai dire, la terminaison fournie par tous les manuscrits de Grégoire semble insolite pour TAuvergne ^. Nous opérerons donc sur la forme plus ^vohobXQ MusciacuSj qui, en Auvergne, n'a pu produire autre chose que Moissac ou Moissat par le changement de u ou oi, changement résultant en certains cas de l'attraction d'un i postérieur, comme dans « angofsse, fo/son, moisson », dérivés de angvstmm^ fusionenij mus-cionem*. Il y aurait donc lieu de choisir entre deux paroisses de l'ancien diocèse de Clermont dont les noms dérivent de Musciacus: ce sont Moissac (Cantal, arrondissement et canton de Murât) et Moissat (Puy-de-Dôme, arrondissement de Clermont, canton de Vertaizon); mais ni l'une ni l'autre de ces localités n'ayant conservé d'église consacrée à saint Germain^, la question ne semble pas pouvoir être résolue avec certitude. Cependant, si Ton considère que l'évêque Avitus mena Grégoire visiter l'église de Musciacae, on inclinera à y voir de préférence Moissat (Puyde-Dôme), car ce village n'est situé qu'à 28 kilomètres à l'est de Clermont, en une région de l'Auvergne très-connue et fréquentée de Grégoire, tandis que Moissac (Cantal) est compris dans la partie montagneuse de la même province, aune centaine de kilomètres au sud de la ville épiscopale.