Ibid., instr., col
3. La terminaison iacae fut surtout répandue dans le Hainant ou les régions avoisinantes.
4. oi provient aussi quelquefois de Vu accentué suivi d'un c qui se vocalise. Exomples : crûcem, croix; nûcem, noix.
5. M. Drucl a bien voulu nous dire que l'église de Moissac (Cantal) était dédiée à saint Hilaire. Quant aux deux églises de Moissat (Puy-de-Dôme), l'une, celle de Moissat-Haut est placée sous l'invocation de saint Pierre es liens ; l'autre, celle de Moissat-Bas, est consacrée à saint Jean-Baptiste. (Mémoires de V Académie des sciences de Ctcrmont- Ferra nd, I. XII, p. (iiO-650.)
50X LA r.AULE AU SIXIÈME SIECLE.
PONTICIACENSES silvae. — Saint Érailien, ayant abandonné sa famille et ses biens pour vivre dans la solitude, se retira dans les endroits les moins accessibles des forêts de Ponticiacus^ où il fit, en abattant des arbres, un petit champ qu'il cultiva et qui lui fournit sa subsistance. Ce fut là que, vers 534, il lui survint un jeune compagnon, le bienheureux Bracchion, Thiirînge de nation, qui, après avoir servi le duc Sigivald, gouverneur de l'Auvergne pour le roi Théoderic, résolut aussi de vivre dans la solitude. Des moines se joignirent ensuite à eux, et, après la mort d'Émilien, la direction du nouveau monastère passa à Bracchion. Plus tard, Bracchion fut appelé à gouverner le monastère de Menât en Auvergne, et il y mourut; mais son corps fut enseveli dans l'oratoire de sa cellule primitive, c'est-à-dire dans son monastère des bois de Ponticiacus^ d'où il fut transporté, deux ans plus tard, au tombeau qu'on lui avait construit près de l'abbaye de Menât, conformément à sa dernière volonté*.
Dès la fin du xvu'' siècle, Branch, dans ses Vies de saints d'Auvergne, identifiait les silvae Ponticiacenses avec la, forêt de Pontgibaud, à quatre lieues environ à l'ouest de Clermont ; mais on ne conserve à Pontgibaud aucun souvenir de saint Émihen ou de saint Bracchion, Aussi cette hypothèse, d'autant moins satisfaisante que le nom de Pontgibaud ne représente nullement le nom de Ponticiaciis , ne tarda-t-elle pas à faire place à l'opinion d'un religieux bénédictin^, que Ruinart préfère de beaucoup, avec raison, à celle de Branch, et suivant laquelle Ponticiacus serait devenu Pionsat^ (Puy-de-Dôme, arrondissement de Riom, chef-lieu de cant(m). L'église de la petite ville de Pionsat, dont Ruinart écrit le nom Punsat^ est dédiée à saint Bravy, abbé de Menât, le même sans doute que Bracchion, qui, comme nous l'avons rappelé, régit égcdement ce monastère, près duquel il eut sa sépulture définitive. La faible distance — 16 kilomètres environ — qui sépare Pionsat de Menât vient à l'appui de cette identification, car le monastère des silvae Ponticiacenses ne devhil
i. Vitae Patrum, c. xn.