‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 478 sur 597 · Histoire des villes de France, t. VI, p · texte numérisé non relu

Histoire des villes de France, t. VI, p

6. Nous admettons cette leçon, donnée par les plus anciens manuscrits, au chap. x du livre II des Miraculi beati Martini, et par divers manuscrits des Vitae Palrum. I^es niaiiuscrils donnent aussi la forme Trn'^'nfimsiii, cl (îuclqui^fois TransilicmSy Trausa-

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reprises dans les écrits de Grégoire. 11 est question, en premier lieu, d'une femme atteinte d'un flux de sang, qui vint d'Auvergne, de pago Transaliensi^ demîmder la guérison de son mal au tombeau de saint Martine La deuxième mention s'en trouve dans la Vie de saint Lupicin, reclus, qui passa la seconde partie de son existence dans la cellule de LipidiacuSy et dont le corps fut enseveli au viciis Transaliensis, situé évidemment à peu de distance de LipidiacuSy puisque la population de cette dernière localité se joignit à celle de Transalium pour conduire Lupicin à sa dernière demeure*.

Le culte de saint Lupicin était établi au temps de Grégoire à Lipidiaciis aussi bien qu'à Transalium ;ma\s le pieux solitaire n'est plus connu, depuis bien des siècles déjà, que par les Vitae Patrum de l'évéque de Tours. Aussi faut-il chercher ces deux villages un peu au hasard dans une partie quelconque de T Au vergue. La mention de Transalium^ que renferment les Miracles de saint Martin, ne permet pas de tenir compte de Fopinion des Bollandistes, qui proposent Trezillac, près Aigurande en Berry, sur les confins de la Marche^, car cette localité, qui serait étrangère à l'Auvergne, semble tout à fait imaginaire. On est généralement disposé aujourd'hui à reconnaître le vicus Transaliensis dans Trezelle, autrefois Tresail^ (Allier, arrondissement de Gannat, canton deJalligny), et cette opinion acquiert une certaine vraisemblance de la situation de Trezelle sur la Bèbre {Berbera)j rivière à laquelle Lipidiacus devait sans doute son ancien nom de vicus Berherensis^ .

lien$i$, et même Transaliacensis et Transalicensis (voyez les variantes avec indication des manuscrits, dans Ruinart, Gregorii Turon. Opéra omniaf coL 1044, note e, et 1217, note a; cf. Bordier, les Livres des miracles, t. U, p. 108).

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