Acta sanctorum, t. IV Junii, p
i. Trezelle est nommé Tresail, en 1131, dans une charte d*Aimery, évoque de Glermont. (Baluze, Histoire généalogique de la maison d'Auvergne, preuves, p. 58.)
5. On lira toujours avec intérêt, bien qu*on n'en puisse admettre la conclusion relativement à Lipidiacus, la lettre adressée à M. H. Bordier par le savant archiviste de rAUier, M. Â. Ghazaud, au sujet des lieux mentionnés dans la Vie de saint Lupicin*. (Voyez celte lettre reproduite dans la traduction de VHistoire ecclésiastique des Francs, de M. Bordier, t. II, p. 434-435.)
11 faut aussi reconnaître que des diverses localités modernes dont les noms ont été rapprochés de celui de Transaliurrij Tresail (aujourd'hui Trezelle) est le seul qui puisse en être dérivé: Trezioux (Puy-de-Dôme), qui, un moment, parut à Jacobs pouvoir représenter Transalium ^ porte, dans les documents antérieurs au xi^ siècle, un nom qui ne doit pas y être rattaché* ; Transault (Indre), qui a été proposé par Ruinart concurremment à Trezelle*, est appelé Tremsals auxu^ siècle^, et cette forme vulgaire dérive vraisemblablement d'un primitif tel que Tremesdtium ; mais, en tout cas, il ne saurait venir de Transalium, dont la nasale a dû tomber très-anciennement, comme celle de l'adverbe latin trans ( = le français très*). Tresail, au contraire, remplit toutes les conditions requises par la phonétique : en effet, la forme intermédiaire Tresalium^ employée en 1056 pour désigner ce village ^, se distinguant seulement de Transalium par le changement inévitable de trans en tres^ ne doit laisser aucun dout^ sur l'identité des deux noms Transalium et Trezelle.
VASSO GALATAE. — Grégoire rapporte au temps des empereurs Valérieu et Gallien, c'est-à-dire au milieu du ni'^ siècle de notre ère, l'invasion de Chrocus, qui parcourut les Gaules à la tête de hordes d'Alemans, détruisant jusqu'aux foùdements les édifices anciens. « Arrivé à Clermont, dit-il, Chrocus incendia, ruina, renversa ce temple, quod Gallica lingua Vasso Galatae vocant^.
i. Jacobs dit que Trezioux est nommé, dans les anciens documents, villa Tre^ (Géographie de Grégoire de Tours et de Frédegairey p. 158); mais il ne renvoie pas aux pièces qu'il a consultées. On doit n'accepter cette synonymie qu'avec une grande circonspection, car Trezioux ne rend pas compte de Tregol, qui est peut-être le résultat d'une faute typographique.