‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 481 sur 597 · Jbid.. I. I, c. xxxE · texte numérisé non relu

Jbid.. I. I, c. xxxE

'i. Bévue archéologique, nouv. série, t. XXVIII, p. 333. — Le nom du dieu est fourni par une inscription sur plaque de bronze découverte dans les fouilles, inscription dont H. Desjardins a donné le fac-similé suivant au tome I" (p. 106) de sa Géographie htstorique et adminislr. de la Gaule romaine ■■

On consultera utilement, sur Us fouilles du puj de Ddme et le temple de Sfercuriui

A cette occasion, M, Mowat a rapproché avec raison du texte de Grégoire une curieuse inscription provenant de Bittbourg, au territoire de Trêves, et qui, dans les mots MERCVRIO VÀSSO CALATI, présente Mercure sous un surnom presque identique an vocable du temple détruit par Chrocus*. Nous ne saurions cependant partager Topinion du savant épigraphiste, lorsqu'il considère l'épithète Dumiates — ou mieux Dumias — donnée à Mercure par l'inscription du puy de Dôme, comme un surnom particulier à ce dieu, surnom qui, de Mercure, serait passé à la montagne où on l'honorait^. Mercurius Dumias doit être incontestablement rendu en français par c< le Mercure du Dôme yy^as étant, dans la Gaule méridionale, un suffixe employé pour les ethniques ^. La meilleure preuve qu'on en puisse donner, c'est que les cas obliques de l'adjectif /^«/meVw, aussi bien, du reste, que le prétendu nominatif Dumiates de M. Mowat, étant accentué sur l'a, ne pourrait produire le nom du puy de Dôme, à moins d'une rétrogradation impossible de l'accent tonique au delà de rantépénulticme : Dumiatem aurait donné quelque chose comme Doumat ou Domat^. Il est donc bien plus raisonnable de reconnaître Dumia pour le nom primitif du puy de Dôme, et Dumias pour un adjectif dérivé de ce nom ; aussi avons-nous inscrit le nom Dumia sur la petite carte de la civitas Arvernorum qui accompagne le présent paragraphe.

Dumias, le travail de M. P.-P. Mathieu, intitulé : Le puy de Dôme^ ses ruines, Mercure et les matrones (Clerniont-Ferrand, 1876, in-8® de 158 pages).

1. Revue archéologique, nouvelle série, t. XXIX, p. 35. — Les cellistes ont, depuis longtemps déjà, comparé les deux textes (Rogct de Belloguet, Ethnogénie gauloise. Glossaire gaulois, p. 166 et 327). Cependant si Vasso fait partie du surnom de Mercure, comment accorder cette circonstance avec l'explication que les mêmes celtistes donnent du mot Vasso, qui aurait le sens de c lieu consacré», c chapelle », encore conseryê, dit-on, dans le nom de Vas Saint- Arthème, que porte en Auvergne remplacement d'une église dédiée à Saint-Ârthème et celle de Champ du Vas, qui en Dauphiné désigne le lieu jadis occupé par l'église de Saint-Marcellin à c Saint-Gilin > (du Gange, Glossarium mediae et infimae latinitatis, édit. Henschel, t. VI, p. 741). Ne serait-il pas plus raisonnable de voir dans ce mot vas une mauvaise orthographe du mot vast (ou gast), qui, en vieux français, signilic terrain inculte et destruction.

2. Revue archéologique, nouv. série, t. XXIX, p. 33-34. C'est par conjecture seulement qu'on attribue au temple du puy de Dôme cette statue colossale de Mercure que le sculpteur arvcrne Zénodore fit au temps de Néron (Pline, Historia naturalis, 1. XXXIV, c. vu).

Page 1