Ibid., 1. Vïll, c. xviii
6. c Sed [Innocentio] adsumto episcopatu, confestim Ursicinum Cadurcinae urbis, episcoputn lacessere coepit, dicens, quia dioecesis Rutenae ccclesiae débitas retineret. Unde faclum est, ut diulurna intentione gliscente, posl aliquot annos conjunctus metropolis cum suis provincial ibus apud urbem Arvernain residens^ judicium emanaret, scilicet ut parochias, quas numquam Rutena ecclesia tenuisse rrcolebatur, reciperet; quod ita f^ictum est. > (Historia Francoruniy 1. VI, c. xxxviii.) — La dernière partie de celte phrase n'est pas suffisamment claire, ce qui a fait croire à plusieurs des traducteurs de Grégoire que le synode avait été défavorable à Téglise de Rodez. Le baron de Gaujal, qui Ta comprise comme nous, a trouvé dans la décision synodale le sujet d*un petit travail intitulé : De r accroissement que reçut le diocèse de Rodez au FI® siècley sous Vépiscopat d*Innocenl, comte deGévaudan {Études historiques sur le Rouergue, t. HI, p. 261^66), où il cherche à reconnaître les paroisses liligieuses. Selon lui, on devrait sans doute les retrouver dans les paroisses du diocèse de Rodez qui, avant la Révolution, appartenaient à la
Grégoire rapporte que Tévêque Quintîanus fit transporter le corps d'Amantius, l'un de ses prédécesseurs, dans une basilique qu'il venait d'agrandir et qui était dédiée à ce saint prélat*. Il faut reconnaître dans cette basilique l'ancienne église abbatiale de Saint-Amans de Rodez, qui fut rebâtie en dernier lieu (1754) avec les matériaux de l'église romane du xi* siècle.
§ 4. — CIVITAS ALBIENSIUM.
Albiga est le nom d'Albi chez Grégoire*, qui désigne le territoire de cette ville sous les noms civitds^ ou urbs Albigensis^ et Albigense^ .
La ville d'Albi, encore soumise à la domination gothique en 506, fut une des premières cités de VAquitania Prima qui virent les armées franques, puisque, en suite de la défaite desWisigoths àVouillé, en 507, Théoderic, fils de Clovis, traversa T Albigeois et le Rouergue pour se rendre à Clermont®. A la mort de Clovis, l'Albigeois fut probablement donné à Théoderic, mais il dut retomber presque immédiatement, pour une vingtaine d'années, au pouvoir des Goths, aussi bien que la civitas Ruthenoriim^ au sud de laquelle il était placé''. On sait par le traité d'Andelot qu'il appartint plus tard au roi de Paris, Charibert, après la mort duquel (567) il passa à Sigebert, le roi d'Auslrasie*. Chilperic s'en empara ensuite durant la minorité de Childebert, et c'est ce qui explique la présence de Salvius, évêque d'Albi,
province du Quercy, ainsi que dans celles qui faisaient à la fois partie du Rouerg^ue et du diocèse de Cahors : un nouveau règlement serait doue intervenu, poslêrieurement au vt* siècle, modifiant quelque peu la décision synodale. Mais on aurait tort d'oublier, ce nous semble, que nos anciennes circonscriptions provinciales dérivent toutes des circoii* scriplions féodales; il n*est pas possible d'établir entre elles et les diocèses du vi* siècL* une corrélalion plus étroite que ceUe qui existe entre celles-ci et les diocèses de la fin du moyen âge, puisque les circonscriptions féodales étaient journellement exposées à dos remaniements de limites.