‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 486 sur 597 · Ibid., 1. IX, c. XX · texte numérisé non relu

Ibid., 1. IX, c. XX

CIVITAS ALBIEiXSÏUM. 521

au synode convoqué par ce prince, en 580, à la villa Brennaa//w (Berny)*.

Contran, tuteur du jeune Clotaire II, fils et successeur de Chilperic, rendit en 587 la cité d'Albi à Childebert*; peu après, le traité d'Andelot confirmait cette restitution^.

SANCTI AMARANDI sepulcrum. — Le martyr Amarand avait été enseveli sur le territoire d'Albi [a]pud urbem Albigensern)^ et son tombeau, longtemps caché par les ronces et les épines, fut plus tard révélé à la vénération des fidèles. Depuis, le lieu [locics) où se trouvait cette sépulture, ravagé par les guerres et abandonné de ses habitants, reçut une nouvelle population qui adopta saint Amarand pour patron*. Le culte de ce bienheureux date au moins du milieu du v** siècle, puisque saint Eugène, une des victimes de la persécution d'Huneric en Afrique, vint, exilé à Albi, mourir sur le tombeau du martyr albigeois, près duquel il fut enseveli*.

Ces détails, que nous empruntons à Grégoire, suffisent pour prouver l'existence, à l'époque gallo-romaine, d'un centre d'habitations à Vieux (Tarn, arrondissement de Caillac, canton de Castelnau-de-Montmiral), village situé sur les bords de la Vèrc, à six lieues à l'ouest d'Albi. Il y avait jadis en ce lieu, à l'époque franque, un monastère dédié aux deux martyrs dont parle notre auteur, à sainte Carissima et aux Cent saints : une charte de 924 le nomme illa casa Deisancti Eitgenii^ saiicti Arnarandi, sanctae Carissimae et centa sanctoi^m; d'autres pièces de 942 et de 950 l'appellent simplement ecclesia sancti Engenii; le testament de Raymond-Pons, comte de Toulouse (960), le qualifie monasterium sancti Eugenii de VianciOj et enfin une bulle du pape Innocent III le nomme ecclesia sancti Eugenii de vico Via?itii^. Le corps de saint Amarand et celui de saint Eugène demeurèrent à Vieux jusqu'en 1404, date à laquelle l'évêque Louis d'Amboise

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