Gallia christiana^ 1. 1, col. 47 et
les fit transporter dans l'église cathédrale de Sainte-Cécile d'Albi,de laquelle dépendait 1 église de Vieux*. L'ancien monastère de Vieux est aujourd'hui occupé par un moulin, le moulin de la Tour ; mais saint Eugène est toujours le patron de l'église paroissiale*.
§ 5. — CIVITAS CADURCORUM.
Cadurcinum^ est le nom sous lequel le Quercy est désigné dans VHistoria Francorum. Cahors, son chef-lieu, y est nommé Cadurcum^j urbs Cadurcum^y urbs Cadurcina^j et l'on y trouve aussi l'adjectif Cadurcensis'^ .
La cité de Cahors, dont l'évêque Boetius figure, en 506, comme sujet wisîgoth au concile d'Agde et, cinq ans plus tard, en qualité de sujet du roi franc, à celui d'Orléans, passa sans doute, après la mort de Clovis, à son fils aîné Théoderic, car ce prince y relégua en 532 la mère et la tante d'Arcadius, le sénateur arverne qui avait voulu livrer Clermont à Childebert®. Mais, lors du second partage de l'empire franc en 5.61, elle paraît avoir été rattachée au nouveau royaume de Paris : quelques années plus tard, on la voit aux mains du roi de Soissons, Chilperic, qui la reçut sans doute dans sa part de l'héritage de Charibert, en 567, et la donna en douaire à Galsuinde, sa nouvelle épouse. Après le meurtre de celle-ci, et en vertu d'un jugement arbitral du roi Contran et de l'assemblée des Francs, Cahors fut donné à Brunehaut^, sœur de Galsuinde et fenmie de Sîgebert, le roi d'Austrasie, qui le possédait en 573 lorsque Chilperic, en guerre avec lui, envahit et ravagea le Limousin, le Quercy et d'autres cités voisines*^.
\ . Ruinart, Gregorii Turonensis Opéra omnia^ coL 787-788, notes c eie
2. H. Crozes, Répertoire archéolog, du départem» du Tarriy col. 86.