‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 496 sur 597 · Ibid., 1. 1, c. xxxiii · texte numérisé non relu

Ibid., 1. 1, c. xxxiii

4. La forme méridionale, Rhoze pour Rhône, de Rhodànus, est de formation complètement analogue.

.5. Voyez, entre autres pièces, diverses chartes réimprimées aux tomes II et III des Layettes du Trésor des chartes,

530 LA GAULE AU SIXIÈME SlÈaJl.

{ab ora stagni)^ une basilique consacrée à S. Hilaire de Poitiers, dans laquelle il plaça des reliques de ce bienheureux prélat et où il parvint à attirer ses diocésains, qui portèrent désormais au temple de Dieu ce qu'ils avaient coutume de jeter dans l'abîme *.

Les opinions les plus diverses se sont produites au sujet de l'emplacement du mont Helanus. On a voulu reconnaître la basilique dont Grégoire rapporte la fondation dans la paroisse de Saint-Hilaire de Lavit* (Lozère, arrondissement de Florac, canton de Saint-Germain de Calberte) ou dans le prieuré de Saint-Hilaire de la Parade (Lozère, arrondissement de Florac, canton de Meyrueis); mais on ne trouve pas le moindre étang sur les montagnes où sont construites ces deux localités. On a aussi rapproché le nom Helanus de celui d' Aliène^, village situé à 13 kilomètres à l'est de Mende, dans la vallée de l'Alleniet, affluent du Lot, et non sur une montagne, circonstance qui suffit à faire écarter toute hypothèse favoral>le à l'identification des deux appellations.

La seule conjecture admissible est celle qui reconnaît le lac du mont Helanus dans un des lacs des montagnes d'Aubrac, sur tes confins du Gévaudan, du Rouergue et de l'Auvergne ; ces lacs, les seuls qui existassent dans l'ancien diocèse de Mende, sont au nombre de quatre : le lac de Souvérols, le lac de Saliiens, le lac de Saint- Andéol et celui de Bord. Les deux premiers ne peuvent guère convenir au texte de Grégoire ; cai', loin d'être situés sur un plateau quelconque, ils sont traversés par le ruisseau de la Garde. Il n'en est pas de même du lac de Saint-Andéol, ni du lac de Bord, qui, dominés par le Peyrou, s'écoulent dans le ruisseau de Plèches. Le lac de Saint-Andéol, le plus considérable des lacs du Gévaudan, a surtout fixé l'attention d'un érudit de la contrée, Ignon, lequel rapporte que, peu de temps avant la Révolution, ce lac attirait encore, à l'époque de la fête patronale de Marchastel, le lundi après le deuxième dimanche de juillet, les

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