ïbid., 1. vu, c. X
il se résigna à le recevoir*. Délivrés peu après de leurs appréhensions par la défaite de l'aventurier, les milices de la cité de Toulouse suivirent Tarmée de Gontran, en 585 et en 589 , en Septimanie*, et il est probable que leur ville ne fut placée sous l'autorité du fils de Chilperic qu'en 613 seulement.
Grégoire mentionne le Capitole de Toulouse, dont l'hôtel de ville occupe l'emplacement et porte encore le nom : c'est du haut des degrés du Capitole que saint Saturnin fut précipité,
attaché à la queue d'un taureau furieux^.
Il est aussi question, dans les écrits de l'évêque de Tours, de trois basiliques toulousaines.
L'une d'elles était consacrée au premier évêque de Toulouse, saint Saturnin, martyr. Ce fut, paraît-il, dans la basilique de saint Saturnin que la femme du duc Ragnovald trouva, en 581 , im refuge contre l'armée du roi Chilperic*. 11 faut évidemment reconnaître cet édifice dans l'église qui fut achevée, sous le pontificat d'Exuperius, au commencement du v® siècle, et dans laquelle on transféra les restes du saint patron de Toulouse^. L'église de Saint-Saturnin, ou plutôt de Saint-Sernin, fut reconstruite au xi*" siècle : c'était alors une abbaye de chanoines réguliers qu'on sécularisa en 1526^ ; elle subsiste encore aujourd'hui.
La seconde église était dédiée à la Vierge. Grégoire la nomme basilica sanctae Mariae^ et Rigonthe, fille du roi Chilperic, y séjourna pendant quelque temps, en 584, après que le duc Desideri us lui eut enlevé ses trésors^. Cette basilique ne paraît pas différente de l'église, jadis abbatiale, de Notre-Dame de la Daurade,