‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 504 sur 597 · Gallia christiana, t. XHI, col · texte numérisé non relu

Gallia christiana, t. XHI, col

7. Historia Francorurn, 1. VII, c. x. — Grégoire dit à ce propos que réglisc de Notre-Dame avait servi de refuge à l'épouse du duc Ragnovald ; cependant il avait désigné plus haut la basilique de Saint-Saturniii comme retraite de cette femme. On pourrait donc être tenté de croire que Notre-Dame et Saint-Saturnin ne formaient en réalité qu'une seule église, et cette église ne serait autre que la basilique de Saint-Saturnin, construite vers 570, par le duc Launobode, au lieu où le martyr avait reçu la sépulture, et qui depuis fut connue sous le nom de Notre-Dame du Tour; mais cette appellation est certainement postérieure à Grégoire.

CIVITAS TOLOSATIUM. 537

laquelle doit son nom à une ancienne image de la Vierge, en mosaïque et toute dorée, qu'on y conservait^ Notre-Dame de la Daurade, située non loin de la Garonne, était comprise dans Tenceinte primitive de Toulouse*.

Nous ne connaissons pas la troisième basilique, dédiée à saint Vincent de Girone, autrement que par le livre De gloria martyrum}.

PAULIACUS, mondsterium. — Des reliques de saint Saturnin, évêque de Toulouse, étaient conservées dans l'oratoire àMmonasterium Pauliacense qu'un certain Platon menaça, sous le règne de Clotaire P', de réunir au fisc*. C'est là tout ce que l'on savait jusqu'ici de ce monastère, et ce n'est certainement pas assez pour arriver à déterminer son emplacement. Aussi les érudits s'en donnèrent-ils à cœur joie : les uns le clierchaut en Auvergne, sous ce futile prétexte que Grégoire parle, quelques lignes plus haut, de la construction d'un oratoire dédié à saint Saturnin, aux environs de Brioude ^ ; les autres traduisant monasterium Pauliacense "par monastère de Pavilly, en se targuant de l'existence de cette abbaye du diocèse de Rouen à T époque mérovingienne. Il est évident que, si l'identité de l'oratoire voisin de Brioude et du monasterium était quelque peu soutenable, on devrait placer l'un et l'autre à Paulhac, village situé à une lieue au nord-ouest de Brioude, au détriment de toute autre localité homonyme de l'Auvergne®.

Plus heureux que nos devanciers, nous avons retrouvé le monastère mentionné par Grégoire dans un document de 1085 : à cette date, Bertrand de Belpech {de Belpoi) donnait à Dalmace,

i. Gregorii Turon. Opéra omnia, édit. Ruinarl, col. 338, note f, î. Un diplôme de 843 (Vaissete, Histoire générale de Languedoc, t. I*', p. 82) la désigne ainsi : c Monasterium Sanctae Mariae quod est infra muros ipsius civitatis.»

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