Ibid., c. XLviii
5. Bordier, les Livres des miracles et autres opuscules de Grégoire, évêque de Tours, t. !•' (1857), p. 141. — Le même, Histoire ecclésiastique des Francs, traduction nouvelle, t. H (1862), p. 316.
6. Dominique firanche {l'Auvergne au moyen âge, 1. 1'% p. 64) place le monasterium Pauliacense à Paulhac, près de Brioude, tout en observant quWudigier [Histoire (manuscrite) d'Auvergne] y voyait Pauliac près de Pont-du-Château.
évêque de Narbonne, et à l'abbaye de la Grasse, Vecclesia sancti Saturni?ii Pauliace?isis antiquitus monasterii^. L'identité des deux monastères n'est pas douteuse, et Ton peut par conséquent attribuer eu toute assurance le monasterium Pauliacense du livre De gloria martyrum au village actuel de Saint-Sernin (Aude, arrondissement de Castelnaudary, canton de Belpech). Cette localité ne compte guère plus de cent cinquante habitants, et elle est située à 6 kilomètres nord-est de la petite ville de Belpech, dont le bienfaiteur de l'abbaye de la Grasse tirait son surnom. Ainsi donc le nom de Pauliacm a été remplacé par le vocable de l'église conventuelle, et ce changement est certainement antérieur au XIV® siècle, puisque l'église de Saint-Sernin est dite Sancti Saturnini i^rope Bellumpodium dans une bulle rédigée en 1307^
§ iO. — CIVITAS ARISITENSIUM.
Le viens ArisitensiSy que ne mentionne aucun écrivain antérieur à Grégoire de Tours, était, vers l'an 570, le chef-lieu d'un diocèse composé d'une quinzaine de paroisses précédemment occupées par les Goths et revendiquées alors par l'évêque de Rodez ^ Le foi d'Austrasie, Sigebert, lui donna pour évêque Monderic, qui avait exercé les fonctions d'archiprêtre à Tonnerre à une époque où il était désigné comme successeur éventuel de l'évêque de Langres*.
Ce n'est pas là le seul texte concernant V évèché à' Arisitum : une généalogie de la maison carolingienne, écrite certainement au cours du ix*" siècle, nomme à plusieurs reprises le vicus Arisidum. Selon cette chronique, Arisidum devait son existence à Deuterius, qui en aurait été le premier évêque, ordonné par l'évêque de Metz, en suite de la donation que le roi d'Austrasie,