Ibid
CIVITAS ARISITENSIUM. 539
Théodebert, aurait faîte A'Arisidum à Téglise messine, donation qu'on dit avoir été confirmée depuis par les rois Clotaire II, Dagobert I*^ et Sigebert II * : Deuterius serait à la fois Toncle et le prédécesseur de Tévêque Monderic nommé par Grégoire. Un des successeurs de Monderic, Emmon, « Areseteiisis praesul y> j participa en 625 au concile de Reims ^. Enfin, le caslrum Arisidensium ou le mimicipium Arisidtim figure dans plusieurs manuscrits de la Notice des cités au nombre des villes de la Première Aquitaine, ou pour mieux dire au nombre des évêchés suffragants du métropolitain de Bourges ^, et une généalogie carolingienne nous apprend qu'elle confinait à Uzès*..
Certains auteurs ont voulu ajouter aux noms de Deuterius, de Monderic et d'Emmon, ceux de Tornoald et de Mummohis, qui auraient gouverné l'église d!Arisitumy le premier vers l'an 508, le second en 670 environ; mais Tornoald n'est connu que par un ouvrage peu digne de foi, écrit seulement au xn^ siècle, la Vie de saint Germer, évêque de Toulouse, où il faudrait même lire, croit-on, Parisitana civiias^ c'est-à-dire Paris, au lieu de Ainsitana civitas^. Quant à Mummolus, le texte qui le montre hostile à la fondation de Tabbaye de Nant, au Rouergue, la Vie
1. c Deotarius construxit vicam Arisi^um, ubi confessor Christi eCfeclus requiescil... Tempore bonae memoriae domno Hagiulfo episcopo sic doinnus Theulberlus, rex Francorum, vicuin Ârisidum per suum praeceptam partibus beati Stephani protomartyris Mettinsis eclesiae deligavit. Et domims Ârnoaldus, iiepus ipsius Haiulfus, accepit exinde de ipso vico Arisido confirmationem tempore domno Floihario, rege Francorum, partibus sancti Stephani. Similiter domnus Dagobertus, rex Francorum, et Sigibertus ipso vico ad praedicta ecclesiae beati Stephani per eorum praecepliones confirma verunt. Et domnus Hagiulfus prius germanum suum Deotarium episcopum constituit in ip^o Arisido, et post domino Deotario, nepus ipsius domnus Modericus est ordinatus in ipso Arisido episcopus per ordinationem pontificis Mettensium urbis. :» (Domus carolingicae Genealogia, apud Perlz, Scriptores, t. II, p. 310.) Les Gesia episcoporum Mettensium paraphrasejit quelques-unes des paroles que nous venons de transcrire (ibid.^ t. X, p. 528). — La forme Arisidium, donnée par certaines éditions de la Généalogie carolingienne et reproduite dans la chronique des évoques de Metz, ne peut être considérée comme une véritable variante du nom Arisitum ou Arisidum; ce n'est qu'une faute de copiste. Quant à Arisidum, on doit y voir une forme barbare d'Arisitumy analogue à celles d'Alnidum et Bidolidum pour Alnetum et Betuletum,