‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 508 sur 597 · Vaissete, Histoire générale de Languedoc, 1. 1«% p · texte numérisé non relu

Vaissete, Histoire générale de Languedoc, 1. 1«% p

5iO LA GAULE AU SIXIÈME SIÈCLE.

de saint Amand, le qualifie episcopus Ozidinsis\ ce qui, conformément à Tavis de Mabillon, des BoUandistes et de Vaissete, désigne un évêque d'Uzès^

Le géographe historien, s'aidant à la fois de VHistoria Francorum et de la Généalogie carolingienne, doit considérer Arisitum comme le chef-lieu d'un territoire confinant au Rouergue comme à Tllzége, et enlevé aux Goths un tiers de siècle environ avant l'ordination de Monderic (vers 570) ; il est amené ainsi à rapporter la conquête d'Arisitumet l'établissement de son évêché à l'expédition de Théodebert contre les Goths (532-533), expédition qui valut aux Francs les cités de Rodez, de Lodève et sans doute celle d'Uzès, ainsi que la soumission momentanée de la ville d'Arles^. La question de l'emplacement d!Arisitum et du territoire de ce vicus est moins facile à résoudre, et il convient tout d'abord de rappeler sommairement les diverses conjectures qui ont été émises à ce sujet.

Valois pensait (\{i' Arisitum pouvait être le village d'Ariat sur le Viaur, au Rouergue, ou Aire, localité située dans la partie montagneuse du même pays*; mais GaiijaP fait remarquer que Ariat et Aire sont également inconnus, et que le Viaur ne coule pas dans la région du Rouergue où les textes permettent de chercher Arm/wm.

L'opinion la plus répandue est que le territoire à!Arisitum correspond au Larzac, région montagneuse du Rouergue située entre l'Hérault, la Vis, et la Lergue, et divisée aujourd'hui entre les départements de l'Aveyron et du Gard. Cette opinion a été soutenue au xvii® siècle par Lecointe®, au xviii^ par dom Vaissete^

1. Yita sancti Amandi cpiscopi Trajectensis, c. xxii, apud Mabillon, Acta sanctorum ordinis sancti Benedictiy saec. II, p. G87 ; cf. p. 686, note d.

2. Dans la notation de ces temps barbares, Ozidinsis égale complètement du reste UcetensiSf adjectif que Grégoire employait certainement, car on doit très-probablement considérer comme une faute de copiste la leçon Ucecensis, que nous avons indiquée plus haut (page 449) sans signaler ce qu*eile offrait d'incorrect.

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