Ibid., 1. VI, c. XII
4. € Juxta terminum Agennensis urbis. > — Pour quiconque connait la légende de saint Vincent, il n'est pas douteux que jiixta doive s'entendre ici au sens de in. Nous rappellerons à ce que nous avons dit plus haut de l'acception du mot terminus dans la langue de l'évoque de Tours les personnes qui, à l'exemple de certains érudits, seraient tentées de traduire le passage précité de Grégoire par les mots : c près des conQns de l'Agenais. »
5. Historia Francorum, 1. VU, c. xxxv. -— De gloria martyrum, c» cv. -^ Dans ce dernier ouvrage, il n'est pas question de l'Agenais, mais la mention de la ville de Com-
Le théâtre de ce lamentable événement n'est pas encore parfaitement déterminé, car la vie de saint Vincent, au jugement des érudits de FAgenais, a été tellement altérée dans les légendes, que le désaccord porte même sur le lieu de son martyre*. Cependant on reconnaît généralement que le saint fut mis à mort in Agennensi territoriOj Reonemensis rurisy agro Vellano, et non loin d'une rivière, sur une colline où s'élevait un temple païen*. Son corps resta enseveli en cet endroit pendant cent cinquante ans, après lesquels il fut transporté à cinq milles (7500 mè-
très) de là, au castrum Pompeiacum^ y où Ton éleva une basilique qui, depuis, fat considérée par certains légendaires comme le lieu même du martyre de saint Vincent.
Le poète Fortunat indique la position de la basilique contenant la dépouille mortelle de saint Vincent, sur la rive gauche de la Garonne*, et il fait honneur à Leontius II, évêque de Bordeaux, qui vivait en 560, de la toiture d'étain qui recouvrait cet édifice^. Au dire de Fortunat, le même Leontius aurait aussi consacré au vrai Dieu et à saint Vincent le temple païen d'un lieu appelé VememetiSj ce qui, en langue gauloise, signifiait ce grand
minges a fait croire à plusieurs érudits, depuis le xvi* siècle, que la basilique de Saint- Vincent mentionnée au De gloria martyrum était une église de cette cité.
1. Nous parlons ici des trois travaux les plus récents oi^ la question du lieu de martyre de saint Vincent a été étudiée : A. Magen, De quelques difficultés géographiques relatives au martyre et à Vinhumation de saint Vincent, note insérée dans le Rectieil des travaux de la Société d*Agen (1856), 1" série, t. VllI, p. 150-154. — A. Magen, Solution proposée d'une des difficultés géographiques que soulève la légende de saint Vincent, travail publié dans le même recueil en 1861, 2" série, 1. 1^**, p. 280-288. — fioudon de Saint- Amans, Essai sur les antiquités du département de Lot-et-Garonne, in-8«, 1859. La question qui nous y occupe est traitée aux pages 101 à 125, sous le titre de Pompejacum, VeUanum,
2. A. Magen et Boudon de Saint-Amans, ouvrages cités. — Cf. les Aota martyrii sancti Vincentii, apud Bolland., t. II Junii, p. 167. D'autres actes parlent seulement de la regio Metensium et de Nem^tum {ibid,, p. 166). — C'est à tort que M. Boudon de Saint-Amans (page 103) fait de VeUanum un castrum, en substituant le mot Castro à agro.
3. a Castrum quod ab incolis Pompeiacum dicitur, fere quinis millibus a Reonemense separatum. » (Acta martyrii sancti Vincentii, p. 168.)
4. Fortunat, qui écrivait à Poitiers, intitule la pièce de vers relative à la basilique de saint Vincent : c De basilica ultra (alias apud) Garumnam >; de, sorte que la combinaison des deux leçons permet de spécifier la situation de ce sanctuaire par rapport au fleuve.