‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 526 sur 597 · Miracula beati Martini, 1. IV, c. xxxi · texte numérisé non relu

Miracula beati Martini, 1. IV, c. xxxi

de Najogialurrij — NieuUe-Virouil, Nieul-lez-Saintes, Nieul-sup mer et NieuUe-sur-Seudre, — Tattentioii du commentateur des Miracula beati Martini doit cependant s'arrêter sur un seul d'entre eux, Nieul-lez-Saintes (Charente-Inférieure, arrondissement et canton de Saintes), village situé à 8 kilomètres à F ouest de la ville épiscopale. En effet, non-seulement ce village est bâti sur un coteau et à une lieue environ d'un cours d'eau quelconque^ ce qui satisfait pleinement au texte de Grégoire, mais son église est placée sous l'invocation de saint Martin, que l'on considérait, au VI* siècle, comme le bienfaiteur de la villa Najogialum. Disons aussi que, c< dans le flanc même du coteau parallèle à celui sur lequel est bâtie l'église, s'ouvre un bassin profond et fort large encore, bien qull ait été. resserré par les murs que l'on a construits pour empêcher les éboulements de terre ou autres accidents d'obstruer la source et d'en altérer la pureté. » Ce bassin représenterait le fons immensus de Grégoire*. ^

SANGTI JULIANI basilica. — On lit dans les Miracula beati Juliani l'histoire d'une femme, aveugle de naissance, qui, s'étant fait conduire à Tours au tombeau de saint Martin, aurait reçu l'ordre du bienheureux prélat de se rendre à la basilique de Saint-Julien pour y trouver la guérison de son infirmité. Cette femme, ignorant qu'il y eût en Touraine des reliques du martyr de Brioude, se dirigea vers la Saintonge {ad Santonicam urbem) et recouvra la vue, au dire de Grégoire, après avoir prié trois jours dans une église qu'une noble dame, du nom de Victorine, avait élevée sur le territoire de sa villa et qui renfermait des souvenirs de saint Julien*.

C'est là le seul renseignement que l'on possède sur cette basilique mérovingienne : il n'est pas cependant impossible d'indiquer son emplacement probable. En effet, nous pensons qu'une église jouissant déjà au \f siècle, en raison des reliques qui y étaient conservées, d'une certaine notoriété, a pu fort bien donner

1. Ces renseignements ont été fournis en 1872 à la Commission de la topographie des Gaules par M. Tabbé Grasilier, ancien curé de Nieul-lez-Saintes, que la mort a ravi depuis aux études d'histoire saintongeaise.

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