lbid.^ c. IV
9. Ibid.y c. XXV. —Sur la dominalion de Chilperic à Poitiers, voyez le livre V,c. xxvi, xxvn, XLii et l; 1. VI, c. xxxi, xxxiv, xlv du même ouvrage.
peric, en faveur de Childebert, leur souverain légitime, et ils accueillirent le duc Gararic, qui recevait les serments au nom de ce prince. Ils se résignèrent cependant, pour éviter la ruine de leur pays et la captivité, à obéir au roi Contran, tuteur du jeune Clotaîre, Tunique héritier de Chilperic*. L'année suivante, une seconde révolte fut réprimée parTarmée du roi deBourgogne^ et la cité de Poitiers ne fut rendue à Childebert II que par le traité d'Andelot, en 587 \
Crégoire mentionne trois des établissements religieux de Poitiers : la basilique de Saint-Hilaire, le monastère fondé par sainte Radegonde et une église dédiée à la Vierge.
La basilique de Saint-Hilaire, qui existait déjà en 507, s'élevait sur le tombeau du bienheureux évêque de Poitiers, mort en 368, et, bien que Thistorien des Francs ne le dise pas en propres termes, il est facile de l'induire de ses paroles : Crégoire rapporte en effet que « le roi Clovis, arrivant à Poitiers, était encore loin dans sa tente, quand il aperçut un feu qui, sorti de la basilique de Saint-Hilaire, semblait arriver sur lui, comme si, aidé de la lumière du bienheureux confesseur Hilaire, il devait triompher facilement des armées hérétiques, que le vénérable prêtre avait souvent combattues pour la foi*. » Ce sanctuaire était un lieu d'asile de grande réputation, et entre autres personnages de distinction qui s'y retirèrent, Crégoire mentionne les filles de Contran Boson, que ce duc du royaume de Chilperic mit en 577 sous la sauvegarde de saint Hilaire *^; puis, en 580, Leudastès, comte de Tours, qu'une vie scandaleuse en fit chasser peu après®; enfin, en 589, les religieuses révoltées du monastère de Sainte-Croix, qui y viiirejit accompagnées d'une bande de gens sans aveu chargés de les défendre et qui ensanglantèrent l'édifice sacré dans plusieurs collisions'^. La basilique de Saint-Hilaire,