Historia Francorum, 1. IV, c. xviii
15. Ibid.y 1. 1, c. XLiii; 1. V, c. iv, xxvi, xxvii; I. VII, c. xiii,xxviii, xxxvi; 1. VIII, c. XXVI ; 1. IX, c. IX, x; 1. X, c. xxxi, § U. — Vitae Patrum, c. xv, § 1. — Miracula beati Martini, 1. II, c. xliv.
16. Historia Francorum, 1. IV, c. xvi; 1. V, c. l; 1. VI, c. xxxiv; 1. IX, c. xxxix, xll — De gloria martyrum, c. v. — Miracula beati Martini, I. I, c. xxx; 1. H, c. lvi; 1. IV, c. XXIX.
GIVITAS PICTAVORUM. 561
taché, lors du partage de 511, au royaume d'Orléans. Après la mort de Clodomir*, il fut joint ainsi que la Touraiue, aux États de Clotaire P' : la souveraineté de ce prince sur la civitas Pictavorunij avant qu'il réunît tout l'empire franc sous son sceptre, est prouvée par la Vie de sainte Radegonde et celle de saint Junien*, comme ^B.vYHistoria Francorum^.
A la mort de Clotaire (561), le Poitou fit partie du royaume de Charibert, et ce souverain désigna Pascenlius, abbé de Saint- Hilaire de Poitiers, comme le futur successeur de l'évêque Pientius*. Le traité de partage qui suivit le décès de Charibert fit passer cette province à Sigebert, roi d' Austrasie ; mais il fallut Tenlever à Chilperic, qui s'en était tout d'abord emparé^. Cependant Chilperic convoitait toujours la cité de Poitiers, et en 574 il chargea son fils Théodebert de la soumettre ainsi que les autres cités d'outre-Loire possédées par Sigebert®. La paix le força de restituer ses conquêtes au roi d'Austrasie, et même après l'assassinat de ce prince, en 575, il ne put prendre immédiatement possession de la civitas Pictavorum. Il envoya son fils Mérovée à la tête d'une armée pour soumettre le Poitou : Mérovée s'arrêta à Tours, où il épousa la veuve de Sigebert ''. Roccolen, qui fut ensuite chargé de la même mission, mourut au moment où il se disposait à sévir contre les Poitevins **. Ce fut seulement à la fin de l'année 577 que Chilperic, envahissant le Poitou, mit en fuite les hommes de Childebert, fils et successeur de Sigebert, substitua son autorité à celle de ce prince, et signala sa prise de possession par la confiscation des biens et par l'exil d'Ennodius, comte de la cité de Pjoitiers^.
Les Poitevins se prononcèrent en 584, après la mort de Chil-
i. Voyez plus haut, page 95.