Annales Mettenses, anno
3. Anciens martyrologes cités par Valois (Notitia fîoi/tariim, p. 463).
4. Il n'y a donc pas lieu de transformer Cracina en Gratina ou Ratinaj ainsi qae le propose Valois ( ibid, ) ; au reste, cette transformation ne permettrait pas encore d'identifier Ratina et Ratis, comme Ta fait Jacobs (Géographie de Grégoire de Tours et de Frédegaire, p. 120).
5. Dans la notice sur Poitiers, publiée en 1845 par cet érudit {Histoire des villes de France, t. IV, p. 318).
6. Nous avons adopté, dans les cartes jointes à notre livre, la topographie de ce golfe telle que la donne M. Desjardins, Géographie historique de la Gaule romaine^ 1. 1", planche vu.
7. MiractUa beati Martini, 1. IV, c. xxx. (La plupart des manuscrits donnent Locodiacense dans le titre de ce chapitre.) — Les Poitevins faisaient allusion à la circonstance du séjour de saint Martin à Ligugé, lorsqu'ils l'appelaient c notre moine i : Noster est c monachus. > {Historia Francorum, 1. 1, c. xuit.)
8. Sur le monastère de Ligugé, voyez le Mémoire sur les plus anciens monastères des Gaules et sur Vétat actuel de Ligugé, publié en 1839 par l'abbé Gousseau, dans les Mé^ moires de la Société des antiquaires de VOuest, t. III, p. 37-84.— L'abbaye bénédictine qui occupe actuellement Ligugé n'existe que depuis 1853 ; c'est une fille de l'abbaye de Solesmes (Sarthe).
9. A. de Barthélémy, Liste des noms de lieux inscrits sur les monnaies mérovin* giennes, n* 390.
CIVITAS PICTAVORUM. 567
RATIATUM, viens. — Au temps où saint Hilâire gouvernait l'église de Poitiers (350-368), un certain Lupianus habitait « dans la partie du territoire poitevin, voisine de la cité de Nantes, c'est-à-dire dans le vicus Ratiatensis » ; il mourut, au dire de Grégoire, avant d'avoir quitté la robe blanche du baptême^, et son tombeau était signalé par des guérisons miraculeuses *.
Le vicus Ratiatensis^ si l'on en juge par la situation que lui attribue le texte de Grégoire, ne doit pas être diflTérent de Ratiatum (par/otov) dont Ptolémée fait l'une des deux villes des PictoneSj en le plaçant à fort peu de distance de l'embouchure de la Loire, qui, selon ce géographe d'accord avecStrabon% coulait entre les Pictones et les Namnètes. Les variantes de certains manuscrits du concile d'Orléans de 533 permettent en outre de croire que, au commencement du vi* siècle comme au temps de Ptolémée, Raiiatum était encore le second lieu de la civitas Pictavorum^ car Tévêque de Poitiers, Adelphius, est nommé Adelphius de civitate Ratiatica par le manuscrit de Pithou, et Adelphius episcopvs de Ratiate par le manuscrit de Corbie *.
Grâce au texte de Ptolémée bien plutôt qu'à celui de Grégoire, l'emplacement de Ratiatum a été l'objet de nombreuses recherches depuis la fin du xv® siècle, et, parmi les opinions diverses qui ont été émises à son sujet, il en est quatre dont nous devons faire mention.
La première en date est celle de Pierre le Baud, qui écrivait son Histoire de Bretagne avant 1505. Cet auteur, après avoir signale la parenté du nom du pays de Rais (ou Retz) avec celui de Ratiatunij confond cette ville avec VHerbadilla de « l'histoire sainct Félix, evesque de la cité de Nantes » , ou plutôt de la Vie de saint Martin de Vertou, qui rapporte l'engloutissement d!Herbadilla par les eaux du lac de Grandlieu^. Mais l'identité de Ratiatum et d! Herhadillaj encore admise en 1582 par d'Ar-
i. Deglaria confessorum, c. liv.