Histoire de Bretagne, publiée en 1638, p
gentré * , ne trouva plus de partisans dès que les progrès de la science historique eurent établi l'existence, auix* siècle, de deux pays distincts, le Ratemis et Y Herbadillicum, qui devaient évidemment leurs noms à deux localités différentes.
C'est aussi en reconnaissant dans la vicaria Ratensis le territoire de Ratiatum, que Valois a rapproché le nom de cette ville de celui du Restai!, localité aujourd'hui inconnue et voisine, selon lui, de Scobrit in vicaria Ratinse (aujourd'hui Saint- Viaud en Retz, Loire-Inférieure, arrondissement de Paimbœuf, canton de Saint-Père en Retz). L'opinion admise, en 1703, par Raillet, sur l'identité du site de Ratiatum^ et de celui de Saint-Viaud en Retz^, dérive certainement de ce rapprochement.
L'abbé Relley traita aussi de la' situation de Ratiatum dans une dissertation publiée en 1753 parmi les Mémoires de l'Académie des inscriptions*. 11 préfère à toute autre position Saint-Père en Retz (Loire-Inférieure, arrondissement de Paimbœuf, chef-lieu de canton), qu'un titre du milieu du xi* siècle appelle ecclesia Sancti Pétri de Radesio^ juxta castrum quod vocatur ad sanctam Opportunam^ . Le savant académicien fut évidemment conduit à cette opinion par deux raisons : l'importance que les documents permettent d'attribuer au bourg formé de la réunion de Yecclesia Sancti Pétri et du castrum de Sainte-Opportune, et le surnom de Radesio attaché au nom de Saint-Père. Mais sa conclusion, à laquelle d'Anville se rallia complètement®, ne peut être admise, puisque le surnom de Radesio^ comme le surnom français en Retz indique seulement la situation de Saint-Père dans le pays de Retz, {vicaria Ratetise ou Radesiumjy et que le surnom français est commun à plusieurs autres localités''.
i. Histoire de Bretagne, édition de 1618, p. 56.