‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 549 sur 597 · Sidon. Apollin., Epistolae, 1. VII, c. v · texte numérisé non relu

Sidon. Apollin., Epistolae, 1. VII, c. v

5. Ctarus, évéquc d*£auze, assiste en 506 au synode wisîgoth d'Agde, tandis que son successeur, Leontius, prit part en 511 au concile franc d'Orléans.

6. On peut, du moins, tirer cette conclusion des actes du synode des évéques de la province d'Eauze, lesquels sont datés, en 551, de la 40* année du règne des rois Childebert et Glotaire, ce qui prouve, à notre avis, la possession de la Novempopulanie par ces deux princes, à l'exclusion du roi d'Austrasie (voyez plus haut, page 112).

^90 LA GAULE AU SIXIÈME SlËaE.

Le partage de 561 le comprit sans doute dans le nouveau royaume de Paris*, et le roi de Bourgogne, Gontran, dont la domination à Eauze est constatée pour l'année 573', l'aurait obtenu après la mort de Charibert (567),

§ 8. — aVITAS AQUENSIUM.

La cité de Dax, ou mieux Ax ^, est appelée urbs Aquensis par Grégoire, qui nous apprend qu'elle faisait partie en 585 de la province ecclésiastique de Bordeaux*.

L'évêque de Dax, Gratien, figure en 506, au concile d'Agde, parmi les sujets d'Alaric. La ville épiscopale fut sans doute unie à l'empire franc dès 507, mais on ignore sa destinée sous les fils de Clovis. Elle dut faire partie, en 561, du royaume de Charibert, et fut probablement donnée, lors du partage de la succession de ce prince, à Chilperic, qui, en 584, désignait le comte Nicetius pour remplir le siège épiscopal de Dax ; mais avant que Nicetius eût été ordonné, le prétendant Gondovald fit sacrer Faustianus comme évêque ^, et le nouveau prélat assista dès 585 au concile que le roi Gontran, tuteur du jeune fils de Chilperic, avait convoqué à Mâcon.

§ 9. — CIVITAS LACTORATIUM.

Lectoure, qui n'est pas nommé par Grégoire, obéissait aux Wisigoths avant la bataille de Veuille. 11 passa ensuite au pouvoir des Francs, et si nous l'attribuons en 561 à Charibert, en 567 à Chilperic et en 584 à Gontran, c'est uniquement parce que les cités voisines reconnaissaient alors la domination de ces souverains.

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