Gregorii Turon. Opéra omnia, col. 980, note
GIVITAS ELUSATll'M. 589
du monastère dont Cyprien fut le supérieur, à savoir, que ce monastère et le tombeau dont parle Grégoire doivent être cherchés à Saint-Cyprien, lois même que ce monastère ne serait pas différent du moîiasterium Genoliacense. Eu effet, on ne trouve pas en dehors de cette ville, dans tout l'ancien diocèse de Périgueux, un lieu où l'on puisse raisonnablement placer le Genoliacus des Vies de saint Amand et de saint Sour : on n'a même pas songé, que nous sachions, à le reconnaître dans Genouillac, écart de la commune de Saint-Méard de Gurzon (Dordogne, arrondissement de Bergerac, canton de Villefranche-de-Longchapt), et Ton doit se garder de suivre l'opinion de M. de Gourgues*, d'après lequel il serait représenté par un Genouillac imaginaire qui, faisant jadis partie de l'ancien diocèse de l^érigueux, serait compris aujourd'hui dans le département du Lot.
§ 7. — CIVITAS ELUSATIUM.
La ville d'Eauze, qui parait avoir perdu son rang de ville métropolitaine entre les années 573 et 585*, ne figure chez Grégoire que dans la seule mention de Laban, episcopus Helosensis^.
Eauze, soumis aux Wisigoths dès l'an 471 *, passa sous la domination des Francs entre 507 et 511 '^. On ignore auquel des fils de Clovis il fut attribué lors du partage conclu à cette dernière date, mais postérieurement au meurtre des enfants de Clodomir, il fit partie du royaume d'Austrasie, ce qui résulte de la présence d'Aspasius au synode austrasien de Clermont en 549 ; il paraît avoir été enlevé, vers cette dernière date, au jeune Théodebald, par l'un des grands-oncles de ce prince, Childebert et Clotaire®.
1. Dictionnaire topographique du département de la Dordogne, p. 144.