lOid., 1. IX, c. VIL
CIVITAS ATURENSIUM. 595
dans aucun document postérieur au vi* siècle. On suppose qu'il fut détruit vers la fin du ix* siècle par les Normands ou par les Sarrasins. Son nom, toutefois, ne disparut pas ; il fut conservé par un
Etat féodal, la vicomte de Béarn, qui s'étendait, dès le xi"" siècle, hors des limites de la civitas gallo-romaine et dont le centre était Morlâas (Basses-Pyrénées, chef-lieu de l'arrondissement de Pau) ; mais cette ville ne paraît pas occuper remplacement de Benamunij que l'opinion la plus répandue place à Lescar (Basses^ Pyrénées, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Pau), connu sous le nom de Lascurris à partir de 980, date attribuée à la fondation de cette ville, qui fut depuis lors le chef-lieu de Tévêché de Béarn*. Selon les auteurs du Dictionnaire archéologique de la GaulCy cette opinion cf mérite d'être prise en grande considération, surtout en présence des fragments de marbres sculptés, des monnaies mérovingiennes, des pavages en ciment rose constatés à Lescar, et de ce texte emprunté à une chronique de la fin du x^ siècle : « lu civitate que dicitur Lascurris non invenit » nisi sylvam et... Beata Maria que fuit sades [episcopalis] erat » destructa^. » Elle est, dans tous les cas, infiniment préférable à l'opinion qui place Benamum à Orthez, ville de l'ancien diocèse de Dax, dont l'union à la vicomte de Béam ne remonte qu'au xu® siècle.
§ 13. — CIVITAS ATURENSIUM.
Une famille de manuscrits de la Notice des cités, remontant au IX* siècle, indique la cité d'Aire par les mots : Civitas Atu^ rensium, Vico Juliiy et c'est la dénomination de civitas Viens Julii^ ou de urbs ViciJuliensis* que Grégoire emploie à l'exclusion du nom civitas Aturensium ; c'est aussi par le vocable de Victis Juin que les évêques de cette cité désignaient leur siège
1. Paul Raymond, Diclionn. topogr. du départ, des Basses-Pyrenées, p. 99-100.
2. Dictionnaire archéologique de la Gaule, Époque cettiquef p. 143.