‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 553 sur 597 · De gloria confessorum, c. lxxxiv · texte numérisé non relu

De gloria confessorum, c. lxxxiv

dalles de cette dernière église, au coin de gauche du grand autel*, c'est-à-dire dans une situation analogue à celle qu'il occupait dans la basilique mérovingienne*.

§ 12. — CIVITAS BENARNENSIUM.

Cette cité est désignée par Grégoire sous les noms de Benamae urbs et de Benamum. Elle obéissait encore aux Gotbs en 506, date à laquelle Galactorius assistait au concile d'Agde. Soumise dès le règne de Clovis au pouvoir des Francs, on ignore ses vicissitudes jusqu'en 561. A cette époque, elle fut sans doute comprise dans le royaume de Charibert, et, après la mort de ce prince, elle fit partie des États de Cbilperic, qui la donna en douaire à sa femme Galsuinde. Un jugement arbitral du roi Gontran, rendu en suite du meurtre de la malheureuse princesse, l'attribua à Brunehaut, sœur de Galsuinde. Il est probable que la fin ti*agique de Sigebert, Tépoux de Brunehaut, et la jeunesse de son fils permirent à Chilperic de rentrer en possession de la cité de Be^ namum; c'est du moins ce que permet d'entrevoir le traité d'Audelot (587), qui en assura la souveraineté viagère à Gontran avec retour éventuel à Brunehaut^. Gontran occupait sans doute cette cité depuis 584 en qualité de tuteur du jeune Clotaîre lï, fils de Chilperic. Cependant VHistoria Francorum nous apporte une preuve de la domination, sans doute momentanée, de Childebert II, fils de Sigebert, sur Benamum^ en Tannée même où fut signé le pacte d'Andelot. Le duc Ennodius avait été chaîné par le roi d'Austrasie du gouvernement des cités de Tours, de Poitiers, d'Aire et de Benamum^ mais les comtes des deux premières villes obtinrent que Childebert les délivrât de ce gouverneur, qui, voulant se diriger sur les deux autres villes, reçut avis de la complète révocation de ses pouvoirs*.

Benaimum^ le chef-lieu de \b, civitas Benamensiunij ne paraît

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