‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 560 sur 597 · Ibid.y c. XLix · texte numérisé non relu

Ibid.y c. XLix

3. Ibid.y CL. — Au chapitre li, Grégoire parle de la basiUca sepulcri ejus, c'est-àdire de l'église où Severus avait été enseveli.

CIVITAS TUaBA. 601

anonyme à Saint-Sever de Rustan (Hautes-Pyrénées, arrondissement de Tarbes, canton de Rabastens), où Ton voyait encore au XVII* siècle le tombeau dans lequel le corps de Severus avait été placé à la suite de son élévation, vers le x® siècle ; quant au corps lui-même, il fut brûlé avec d'autres reliques parles Huguenots en 1573*. Une abbaye de Tordre de Saint-Renoît subsista à Saint-Se ver jusqu'à la Révolution.

On est au contraire très-peu fixé sur la question de remplacement du viens Sexciaciis. Ruinart proposait Sers (Hautes-Pyrénées, arrondissement d'Argelès, canton de Luz), dans la vallée de Raréges, en observant qu'on voyait auprès de ce village un ermitage ruiné, du vocable de Saint-Justin*; mais le nom de Sers ne saurait être rapproché de celui de Sexciacus, qui, dans les provinces méridionales, n'a pu produire que Sessac ou Cessac. La même remarque est applicable aux cinq localités du nom de Serre, ou plutôt Sère, dont Jacobs donne Ténumération' : cet érudit n'a pas songé, sans doute, que Serre n'était qu'une forme franco-pyrénéenne de l'espagnol sierra^ montagne, et du baslatin serra* . Cette considération eût certainement empêché le regrettable géographe de marquer une préférence pour Sère-Lanso (Hautes-Pyrénées, arrondissement d'Argelès, canton de Lourdes), en raison de la proximité d'un village de « Saint-Joustous », dont il rapproche le nom de celui de saint Justin : d'ailleurs Joustous ne saurait en aucune façon représenter le latin Justinus, puisque le village signalé par Jacobs ne s'est jamais appelé Saint-Joustous, mais seulement Joustous^.

Au reste, ni le Sers de Ruinart, ni le Sère-Lanso de Jacobs, ne sont assez proches de Saint-Sever de Rustan pour qu'on y place le vicies Sexciacus : il faut donc attendre que les recherches des érudits bigordans fassent connaître, d'après des documents iné-

i. Ruinart, Gregorii Turonensis Opéra omniaj col. 934, noie 9.

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