Géographie de Grégoire de Tours et de Frédegaire, p
4. Voyez, sur le mot Berra^ du Gange, Glossarium mediae et infimae latinitatiSy édit. Henschel, t. VI, p. -205. col. 2.
5. Jacobs avait sans doule consulté une carte qui, comme celle de Capitaine, permet d*appliquer la première partie du nom de Saint-Créat au village de Joustous.
dits OU peu connus, quelque localité détruite dont le nom rappelle celui de Sexciacus et qui soit située à une distance de vingt milles — 30 kilomètres environ — de Saint-Sever de Rustan et en même temps dans le Bigorre.
TALVA, viens. — Grégoire, en parlant des saints confesseurs du Bigorre, nous apprend que l'un d'eux, saint Misilin, reposait à TeUvay village de ce pays. Mais qu'était-ce que le viens Talvae^. C'est ce que personne n'a dit jusqu'ici. Ruinart avoue qu'il n'en sait rien^. Quant à Jacobs, il propose avec un point de doute Talazac, infime commune du département des Hautes-Pyrénées (arrondissement de Tarbes, canton de Vie en Bigorre), tout en avouant ingénument a que les noms ne se sont guère modifiés que par contraction^ ». Mais, comme il le reconnaît lui-même, la constatation du culte de saint Misilin peut seule aider à fixer l'emplacement de Talva.
Saint Misilin est vénéré le 24 mai, et les BoUandistes, préparant le tome V de Mai des Acta sanctorumy s'adressèrent au père du Clos, recteur du collège de Tarbes, pour être renseignés sur le culte de ce bienheureux. Le père du Clos répondit, par lettre du 25 juin 1682, qu'on voyait encore dans l'église collégiale de Tarbes, devant le maître autel, un grand sépulcre de pierre dans lequel saint Misilin fut déposé après sa mort. Il ajouta que, chaque année, le 24 mai, une procession parcourait toutes les rues de la ville, préservée jadis, à pareil jour, de l'attaque des ennemis par les prières de Misilin*. Cette tradition, qui, on le voit, constate formellement le séjour et la sépulture de Misilin à Tarbes, est certainement sincère, et n'a pas été créée dans le but d'interpréter le passage de Grégoire,. que ne paraissaient connaître, d'ailleurs, ni les BoUandistes de 1682, ni leur correspon-