De gloria confeuorum, c. xlix
S. c Talvae vicum nescio. » {Gregorii Turon. Opéra omnia, coL li02.)
3. Géographie de Grégoire de Tours, de Frédegaire et de leurs continuateurs^ p. 154.
4. Acta sanctorum, tome V de Mai, p. 1297. — Ruinart (col. 14Q2 de son édition de Grégoirie) nous apprend que, vers 1697, on ouvrit le tombeau de Misilin, et qu*il fut trouvé vide.
CIVITAS ELLORONEiNSIUM. 60a
dant : elle est donc d'un grand poids pour la connaissance du nom primitif de Tarbes.
Mais, dira-t-on, les règles philologiques permettent-elles de considérer le nom de Tarbes, ou plutôt Tarbe*, comme dérivé de celui de Talva? Nous avons dit plus haut' que, au xii' siècle, Tarbes en latin était appelé Tarvia , et rien ne justifie dans cette forme, calquée sans doute sur le nom vulgaire d'alors, la présence de Yi. Or l'examen de mots ou de noms latins, offrant par leur construction quelque analogie avec celui de Talva^ nous autorise à croire que ce nom a pu devenir Tarva. La liquide /, devant une consonne, s'est souvent changée en r. Exemples : SAva devenant d'abord Se/ve, puis Serve; î/1 ww^, orme ; S/l— vacum^ Servais (Aisne); Sûbona^ Sevbonnes; B(Abiacum^ Barby ; Cuhnisciacumy Covmicy; OMna^ l'Orne'. On peut donc admettre l'identité du Talva mérovingien (=7ar2; a) avec le Tarvia du xn® siècle, aujourd'hui Tarbes. Tarbes serait donc un ancien viens dans lequel on aurait transporté le siège épiscopal après la ruine de l'ancienne eivitas du Bigorre, de même que l'on a transféré Tévêché de Revessio, la ville des Vellavi, à Anicium (le Puy) ; celui des Gabali (Javols) à Monde, etc.
§ 16. - ClVITAS ELLORONENSIUM.
La cité d'Oloron n'est pas nommée par Grégoire; mais les souscriptions des conciles nous donnent quelques renseignements sur son sort durant le vi® siècle : ils constatent qu'elle appartenait aux Golhs au commencement de cette période*, et que, en 573 et en 585, son évêque était sujet du roi Gontran^. Cette
1- Ls du nom de Tarbes n'est pas jusliliée par les formes latines; elle résulte d'une addition tardive, comme 1*5 dont on termine parfois le nom de Chalon-sur-Saône (Cabilonum). Cette lettre s'est surtout ajoutée aux noms à terminaison muette.