‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 58 sur 597 · Ibid. — CL la Gallia christiana, t. XVI, col · texte numérisé non relu

Ibid. — CL la Gallia christiana, t. XVI, col

i. Lyon était encore au pouvoir effectif des Romains en 467, lorsque Sidoine, qui y résidait encore, fut mandé à Rome par Fempereur Sévère. Dans la lettre à Hcronius, où il raconte son voyage dans la Ville éternelle, Sidoine désigne Lyon sous le nom de Rhodanusia (Epislolae, 1. 1, ep. v).

5. Sidoine fut ordonné évéque de Glermont en 472, et dans une lettre écrite peu de temps après Tavénement de Nepos à l'Empire {Epistolae^ 1. V, ep. vi), il désigne sa patrie, alors soumise à Cbilperic II, Tun des tétrarques bourguignons, par les mots Lugdunensis Germania.

6. Le Nain de Tiliemonl, cité par- Roget de Belloguet {Questions bourguignonnes, p. 167), voit, dans le fait que nous avons rapporté quelques lignes plus haut au sujet de révècbé de Die, la preuve que Vienne appartenait aussi dès 463 aux Bourguignons ; mais nous pensons,avec Belloguet, qu'on doit bien plutôt en induire une conséquence opposée.

qu'à Vaisoii ; mais, comme le témoigne Sidoine, cette ville reconnaissait encore rautoritc du nom romain*. La soumission de la cité de Langres, dont l'évêque Aprunculus encourut la haine des Bourguignons vers Tan 487 ^, dut suivre d'assez près la chute de Lyon et de Vienne. Si Ton en croit Frédegaire, U faudrait compter Chalon-sur-Saône au nombre des villes du royaume de Bourgogne en 493 ', et la puissance bourguignonne était telle à cette époque, que Gondebaud fit une expédition ch Ligurie à la faveur de la guerre entre Odoacre et Théoderic l'Amale*. On aurait cependant tort de conclure, avec un critique moderne^, que le passage des Bourguignons en Ligurie impliquât naturellement la possession d'une partie de la Provence par ce peuple, car les évêchés bourguignons de Sion, de Genève, de Tarentaise, de Grenoble et de Gap confinaient tous à la province italienne désignée alors par le nom de Liguria^. On ne peut nier toutefois Textension momentanée du royaume de Bourgogne au delà de la Durance : en 499, les évêques d'Aides et de Marseille assistaient, aussi bien que les prélats de V*Ienne et de Valence, au concile bourguignon de Lyon"^, et Grégoire attribue aussi, en Tan 300, la Provence marseillaise aux Bourguignons ^ ; mais on

1. On apprend, en elTet, par une lettre de Sidoine, que Vaison embrassa en 474 le parti du c nouveau prince » ; c'est ainsi que ]*évêque de Giermont désigne Ncpos, récemment élevé à TEmpire, et que son parent Apollinaire, le destinataire de la lettre, était accusé auprès de Ghilperic d'avoir incité la ville à cette décision : c Namque con firmat magistro militum Ghilperico victoriosissimo viro, relatu venenato quorumpiam sceleratorum fuisse secreto insusurratum tuo praecipue roacliinatu oppidum Vasionensc partibus novi principis applicari. » {Epistoîae, 1. V, c. vi.)

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