Dus burgundisch-romanische Konigreich , t. I, p
lis BOURGUIGNONS. 71
blées, les seules dont les documents nous aient conservé la mention, se tinrentà Ambérieux [Amhariacurnf . Nous sommes assez porté à adopter le sentiment de M. Binding, d'après lequel le choix de ce lieu comme siège des assemblées de la nation bourguignonne se rattacherait à une tradition qui le faisait préférer à des cités phi s importantes.
Il est impossible de suivre pas à pas l'agrandissement du royaume de Bourgogne. On peut cependant constater certains faits attestant le pouvoir des chefs bourguignons dans des régions assez éloignées de la Sapaudia. Ainsi il est probable qu'avant Tannée 463 les Bourguignons avaient étendu leur domination au delà de l'Isère, à quarante-trois lieues au sud de Genève, car, à cette date, le roi Gondioc dénonça au pape Hilaire la conduite de l'évêque de Vienne, qui avait conféré l'évêché de Die à saint Marcel, au mépris des droits du métropolitain d'Arles*, et, suivant les légendaires, le nouvel évêque de Die aurait été exilé par ce prince^. Lyon ne paraît avoir subi le joug bourguignon qu'en 470*, et la soumission de cette ville est, de l'avis de certains critiques , le motif qui porta Sidoine Apollinaire à l'abandonner pour s'établir en Auvergne ^\ la métropole de Vienne dut succomber vers le même temps que Lyon^. En 474, l'autorité de Chilperic le jeune était reconnue au midi jus-
1. L'assemblée tenue sous Gondebaud est indiquée par la souscription du titre xlii de la loi Gombette : c Data Ambariaco sub die m nonas septembris, Abieno V. G. consule ; h celle de Godemar par le titre cvii du même code : c Incipit capitulus, quem dominuâ noster gloriosissimus Ambariaco in conventu Burgundionum. >
% Roget de Belloguet {Questions bourguignonnes^ p. 167) cite à Tappui de ce fait une lettre du pape Hilaire, publiée au tome IX de la Collection des conciles publiée à Paris en 1614.