‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 65 sur 597 · Voyez plus loin, 2« partie, chap. ii, § i · texte numérisé non relu

Voyez plus loin, 2« partie, chap. ii, § i

2. Ceci semble rigoureusement yrai pour l'époque du partage de la Bourgogne à la suite de la victoire définitive des Francs; mais, en 532, au début de la guerre, le royaume de Childebert confinait certainement aux possessions des Bourguignons, puisqu'il comprenait la cité de Bourges, limitrophe de celle de Nevers (voyez plus loin, 2* partie, cliap. ii, §§ 2 et 3). Cette circonstance, bien qu'il ne faille peut-être pas tenir grand compte des considération^ stratégiques lorsqu'il s'agit de rapports entre les divers royaumes francs, permet néanmoins de supposer, en raison de la neutralité du roi d'Austrasie, que les premiers guerriers de l'armée franque entrèrent alors en Bourgogne par le territoire de Nevers.

bert : c'est donc probablement à ce prince qu'échurent les cités de Mâcon, de Genève* et de Tarentaise, tandis que les territoires de Belley, Grenoble, Valence et Die auraient formé la part de Clotaire. Nous ne donnons ce résultat que comme une simple hypothèse, mais en faisant néanmoins observer qu'il répond à la fois aux exigences provenant de la conGguration géographique de chacune des circonscriptions que nous venons d'énumérer, et à l'égalité qui parait avoir dû présider au partage de 534.

1. Plusieurs des savants qui ont étudié les souscriptions du concile dWrles de 5âi ont cru reconnaître Tévéque de Genève, Maxime, dans le prélat de même nom qui parut à ce concile et qui doit être bien plutôt identifié avec Maxime, évêque d'Aix en Provence. En admettant leur sentiment, il faudrait, dès celte époque, retirer Genève aux Bourguignons pour le donner aux Ostrogoths. Mais cette conjecture est heureusement détruite par une inscription funéraire découverte en 1835 dans le cimetière de l'ancien couvent de Saint-Ofiange, sur la rive méridionale du Léman, entre Evian et Tour-Ronde, et par conséquent sur le territoire de la civitas Genavensium. Cette inscription a déjà été publiée plusieurs fois, et notamment par M. Edmond Le Blant, dans son recueil des Inscriptions chrétiennes de la Gaule, 1. 11, p. 578); nous reproduisons ici le texte qui en a été donné un peu différemment, en 1868, par M. Binding (Dos burgundisch-romanische Kônigreichy 1. 1, p. 26-2, note 908) :

[Tn hoc tumu]L,0 RB [quiescit bonae] MEM

[or] lE ONOVACCVS [^tt]l VIXIT ANNS XIII ET MINSIS IIII__ ETRA^SIIT X KL SEPTEMBRIS MAVURTIO VI RO CLR CONSS__ SUB VNC CONSS BRANDOBRIGI RE DIMTIONEM A DNMO QUDOMA RO REGE ACCE PERUNT

Le nom des Brandobrigiy que le roi Godemar racheta de la captivité franque sans doute, sous le consulat de Mavurtius, c'est-à-dire en Tan 527, parait ici pour la première fois, et Ton ignore la demeure précise de cette peuplade, qui habitait évidemment aux environs d'Evian. Quoi qu'il en soit, cette inscription prouve la domination des Bourguignons sur le territoire de Genève après les désastres de 523.

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