DÉMEMBREMENT DE LA BOURGOGNE
entrer en ligne de compte dans le partage qui eut lieu dix ans plus tard, alors que le royaume de Bourgogne n'était plus composé qile de treize cités environ.
Il convient maintenant de rechercher comment s'effectua le partage de 534. On sait que les territoires d'Autun, Chalon, Vienne et Viviers, qui étaient contigus aux possessions du roi d'Austrasie en Aquitaine, lui appartinrent après Toccupation d^ finitive de la Bourgogne ; peut-être même la soumission des deux dernières cités remontait-elle à la guerre de 524. Nevers, dont les textes contemporains ne nous apprennent rien durant le second tiers du vi' siècle, et qui était enclavée dans les possessions tant anciennes que nouvelles de Théodebert, lui fut aussi trèscertainement attribuée. Lyon échut à Childebert^ Quant à Clotaire, les documents ne faisant rien connaître au sujet de sa part des dépouilles de Godemar, le devoir du géographe historien est de présenter les hypothèses les plus probables.
Théodebert ayant eu au moins les trois cités d'Autun, de Chalon et de Nevers, celles de Vienne et de Viviers lui appartenant de fait, il ne reste que huit cités bourguignonnes dont la possession puisse être assignée à ses oncles, les deux adversaires de Godemar en 532. Les pays soumis à la domination de ces deux princes avant le partage de la Bourgogne ne confinant en aucune façon à ce royaume*, il est probable qu'on se borna à donner à Childebert et à Clotaire un lot composé de cités touchant les unes aux autres, san? s'inquiéter de la distance, plus ou moins grande, qui les séparait de leurs domaines de France et d'Aquitaine. Lyon, avons-nous dit, fit partie du lot deChilde-
OD doit rapporler celte histoire, c'est-à-dire à l'année 532, Langres pût encore appartenir aux Bourguignons.