‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 8 sur 597 · I.A CITÉ, UNITÉ TEIilUTORlVLE · texte numérisé non relu

I.A CITÉ, UNITÉ TEIilUTORlVLE

aussi à Provins, faillit amener, vers 538, Térection d'un siège épiscopal à Melun * ; rien ne prouve même que Childebert ne soit point parvenu à établir momentanément un évêque dans cette ville ou à Château-Landon*.

Ce fut vers le même temps qu'une quinzaine de paroisses, appartenant sans doute à la cité de Nîmes, furent arrachées aux Golhs et reçurent un évêque particulier qui résidait en un lieu nommé Arisitiinij aujourd'hui Alais; mais Arisitum ne parut probablement pas assez notoire à aucun des interpolateurs de la Notice, qui le qualifient seulement mimicipium ou castrum, lorsque Grégoire lui donne le titre plus humble de vicus^.

Le partage du royaume de Charibert (567) entre Contran , Sigebert et Chilperic mérite d'être signalé comme une des causes qui hâtèrent le morcellement des pagi ou comitatus et faillirent causer l'établissement de nouveaux évêchés. En effet, les trois rois voulurent avoir chacun une part dans quelques-unes des cités voisines du siège royal de Charibert, c'est-à-dire de Paris : la civitas Parisiorum elle-même et la civitas Carnotum furent divisées en trois parts ; la cité de Sentis et le Rossontense, c'està-dire la portion nord-ouest de la cité de Beauvais, furent aussi partagés entre les héritiers de Charibert*.

On conçoit à la rigueur que l'évêque ait pu continuer d'exercer l'autorité épiscopale sur les diverses parties d'un diocèse ainsi morcelé: l'intégrité du diocèse de Chartres fut cependant sérieusement menacée, et le diacre Promotus, sacré par l'évêque de Reims, siégea pendant quelques années à Châteaudun en qualité

1. On peut lire, à ce sujet, la lettre que Léon, évêque de Sens, adressa au ro Childebert (Ruinart, Gr^f/on'i Turon. opéra omnia, col. 1328). . % L'existence d*un évéché éphémère à Melun n'est pas rigoureusement impossible, car l'évêque Léon, dans sa lettre à Childebert, dénie seulement à ce prince le droit d'établir un évêque à Melun sans l'autorisation du roi Théodebert, auquel la ville épiscopale de Sens appartenait. Quant à ce qui est de ChAteau-Landon, pour prouver que ce lieu put être, pendant un temps indéterminé et «^ l'époque franque, le siège d'un évéché, il suffit de rappeler que plusieurs manuscrits de la Notitia civitatum comptent castrum Nan- Umis (c'est l'ancien nom de Ch&teau-Landon) parmi les cités de la Quatrième Lyonnaise ou Senonia.

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