LA GAULE DE 501 A
Clotaire qui, depuis trois années, réunissait sous son sceptre tous les pays de la domination franque, mourut en 561 à Compiègne, dans la cinquante et unième année de son règne et fut enseveli dans la basilique de Saint-Médard, à Soissons*.
De même que Clovis, le roi défunt laissait quatre fils. Chilperic, qui parait avoir été le troisième d'entre eux par l'agc, attendit à peine que les funérailles de son père fussent achevées pour se rendre à la ville royale de Berny où était conservé le trésor royal, et, s'adressant aux plus puissants parmi ceux de la nation, il les amena, par des présents, à reconnaître son pouvoir. Il se rendit eusuite à Paris, Tancienne capitale du roi Childebert, qui semblait être a cette époque le plus apprécié des sièges royaux et s'en empara; mais il n'y jouit pas longtemps du pouvoir qu'il s'était arrogé, car ses frères se liguèrent pour le chasser et procédèrent ensuite avec lui à un partage régulier [divisio légitima) du royaume paternel. « Le sort, dit Grégoire, donna à Charibert le royaume de Childebert et Paris pour résidence; a Gontran, le royaume de Clodomir, dont le siège était à Orléans; à Chilperic, le royaume de Clotaire, son père, avec Soissons pour capitale; à Sigebert enfiu, le royaume de Théoderic et Reims comme siège royal -. »
On pourrait croire, à la lecture des paroles de l'évêque de Tours, que la carie de la Gaule, en suite de ce partage, était identique à celle du même pays depuis l'année 511 jusqu'au moment où l'un des fils de Clovis étant descendu dans la tombe, son rovaume fut divisé entre ses frères. Mais, comme nous