ROYAUME DE CHARIBERT
Tarons déjà dit plus hauf, il est aisé de voir que la corrélation indiquée par Grégoire n'est surtout réelle qu'au point de vue des sièges royaux. Aussi est-il tout à fait indispensable, pour comprendre la nouvelle division de Tempire franc, de procéder Comme nous l'avons fait pour la période de 511 à 561, en étudiant successivement la composition du lot de chacun des quatre nouveaux rois. .
§ 1. — ROYAUME DE ClIARfBERT.
Malgré le peu d'espace que Grégoire consacre au règne de Charibert (561-567), son œuvre contient plusieurs indications précieuses pour 6xer l'étendue des Etats de ce prince. Paris, le siège royal de Childebcrt, fut aussi celui de Charibert*, et c'est dans cette ville qu'il décida l'élévation de Pascentius au siège épiscopal de Poitiers^, qui, par conséquent, faisait partie de son royaume. Le pouvoir de Charibert s'étendait, au delà de Poitiers, sur la Saintonge et sur la cité de Bordeaux, comme il résulte du récit des brigues qui eurent lieu sous sou règne au sujet de Tévêché de Saintes^. Tours est également désigné dans plusieurs passages de Grégoire comme ayant appartenu à ce souverain*. Enfin, le traité d'Andelot, dont le texte est inséré àansYHistof'ia Franconinij dit que les cités de Meaux, de Sentis, d'Avranches, de Tours, de Poitiers, d'Albi, de Couscrans, de Bayonne et d'Aire, furent comprises en 567 dans la part du royaume de Charibert, qui échut à Sigebert^*. Le mémo document nous apprend que Sigebert eut encore, de la succession du roi de Paris, certaines parties des cités de Chartres (le Dunois, le Vendômoiset le Chartrain) et de Sens (rEtampois), et nous avons cru pouvoir étalilir que ces deux cités avaient appartenu en entier à Charibert et qu'elles avaient été partagées, en 567,