Historia Franconim, I. IX, c. x
3. Ces prétentions furent affichées par Gontran recevant, en 581, les ambassadeurs de son neveu ChiMchorl. Voyez plus loin, pnfre \'V.\.
ï. Hisioria Francorumj I. IX, c. xx. — C'est par pure hypothèse que, dans son travail sur les partages de Tenipire franc à l'époque mérovingienne, M. Bonnell pense que les cités d'entre la Garonne et les Pyrénées étaient encore litigieuses entre les Francs et les Wisigolhs, et que le roi Athanagilde en aurait fait la cession aux fds de Glotairo à l'occasion du mariage de ses deux filles, Brunehaut et Galsuinde, dont elles auraient constitué à la fois la dot et le morgengabe. {Die An fange des karolingischcn Hauses, p. 207.)
5. c Concilium Turoncnse H in causa ecclesiaslicae disciplinae reformanda,in hasilica sancti Martini celehratum, suhdie xv kalendasdecenibris, annoChristi dlxvu, Joannis Ul
papac anno viiï, Chariberli régis vi Subscripiiones episcoporum : FAijphromuSy Ttiro-
nicae civitalis episcopus, Iras conslitutiones noslras roicgi et suhscripsi. .Noiavi suh die XV kalendas decembris, anno vi regni domini nosiri Chariberti gloriosissimi régi?, — Praetextatus, esti pcccator, in Christi nomine episcopus ecclesiae Rnthomagensis^ hune
ROYAUME DE CHARIRERÏ. 123
romain, soit breton, sans le consentement du métropolitain*. Observons à ce propos que le mot Armorique n'a pas encore ici le sens restreint qu'il a pris depuis pour désigner la péninsule connuedepuis sous le nom de Petite-Bretagne et qu'on l'attribue encore, suivant toute apparence, à tout le pays d'entre Seine et Loire, auquel appartenaient tous les évoques du concile de 567.
En combinant ces diverses indications, on parvient à constater que le second royaume de Paris s'étendait sur tout l'ouest de la Gaule, depuis la Bresle qui sépare les cités d'Amiens et de Rouen jusqu'aux Pyrénées. Les cités les plus orientales dont la possession par Charibert résulte des documents, sont Beauvais, Senlis, Meaux, Sens, Chartres, Tours, Poitiers, Limoges, Cahors, Albi et Couserans. Ainsi les cités de Périgueux et d'Agen étaient enclavées dans le royaume de Paris, dont elles faisaient évidemment partie, car le roi de Soissons, lorsqu'il s'en empara en 581 *, paraît avoir obéi à son fameux projet de domination sur tous les États de Charibert.
M. Bonnell, qui n'a pas tiré parti des souscriptions du concile de Tours et n'accorde à Charibert aucune ville d'entre Seine et Loire, veut au contraire que l'Auvergne, ainsi que les provinces aquitaniques, précédemment comprises dans le royaume d'Austrasîe et que l'on sait avoir également appartenu à ce même royaume sous Sigebert et sa descendance, aient été unies de 561 à 567 au royaume d'Austrasie. Il se fonde sur un texte où Grégoire de Tours raconte qu' « au temps de la reine ThéodechilJe, un certain tribun d'Auvergne, nommé Nunninus, revenant de France après avoir porté les tributs à la reine, entra dans la ville d'Auxerre », et reconnaît dans la princesse men-
consensum nostrum secundum patrum statuta relegi, consens!, et subscripsi, sub die XV kalendas decembris, Turonus. — Gcrmanus, pcccator, episcopus ccclesiac ParisiacaCy cons. et subscr. — Félix, peccator, episcopus ecclesiae Namneticae, c. cl s. — Chnlctricus, peccator, episcopus ecclesiae Cnmotensis, c. et s. — Uomitianus, peccator, episcopus ecclesiae Andegavensis, c. et s. — Victorius, peccator, episcopus ecclesiae Rhedonicae, c. et s. — Domnulus, peccalor, episcopus ecclesiae Cenomanenais, c. et s. — Leudebaudis, peccator, episcopus ecclesiae SagensiSy c. et s. >
1. c Adjicimus etiam, ne quis Britannum aut Romnnum, in Armorico, sine mctrop(rtitani aut comprorincialium voluntate vel literis, episcopum ordinare praesumat. > (Can. IX.)