Uisloria Francorum^ 1. VI, c. xii
i!2i LA GAULE AU SIXIÈME SIÈCLE.
tionnée ici l'une des femmes de Charibert, que Gontran, après la mort de son frère, fit entrer dans un monastère après Tavoir dépouillée de ses trésors ^ C'est une erreur: le titre de 7^€gùia éiaii alors donné à toutes les filles des rois mérovingiens, de même que celui de ?vi était attribué aux fils de ces mêmes souverains, et les paroles de Tévèque se rapportc^nt incontestablement à une fille de Théoderic I", roi d'Austrasie et possesseur de l'Auvergne, que Flodoard, l'historien rémois, désigne sous le nom de a reioc Théodecliilde^ » : cette princesse, connue par ses bienfaits envers l'abbaye de Saint-Pierre le Vif, de Sens, était propriétaire d'immenses domaines dans le pays arverne^.
On peut conserver quelques doutes au sujet du sort de Toulouse et de quelques cités limitrophes, Auch, Lectoure et Eauze, durant le règne de Charibert. Appartenaient-elles dès lors à Chilperic, qui, après 567, posséda tout au moins Toulouse? On pourrait croire, en effet, que l'exiguïté du royaume de ce prince dans la France primitive dut être compensée par l'adjonction à ces Etats de quelques cités méridionales, mais rien ne le prouve cependant ; et, si l'on considère que les royaumes des trois autres fils de Clotaire n'avaient guère d'enclaves, il semblera plus convenable d'attribuer les villes dont nous parlons à Charibert. Dans cette hypothèse, le royaume de Paris aurait été composé de trente-quatre cités qui, après la mort de leur souverain, furent partagées, comme il suit, entre ses trois frères. Nous réunissons par une accolade les territoires formant groupe :
1. Die An fange des karolingischen HauseSy p. 206-207. M. Ronnell aurait pu appuyer son senlimcnt sur l'existence de Iriens mérovingiens au nom du roi Charibert, CHARI- BERTUS REX, ct frappés à Bannassac, localité du Gévaudan, BANNACIACO FUT; mais il n'y a pas songé. Au reste, Targument ne pouvait porter, puisque, comme nous l'assure notre savant confrère et ami M. Anatole de Barthéicmv, aucune monnaie mérovingienne en or, frappée dans le midi, antérieurement au règne de Childeberl H, ne portant de nom de roi, los triensde Bannassac doivent être attribués, parconsé({ucnt, au roi d'Aquitaine Gbaribdrl II, frère du grand Dagobcrt.