LIGNES DE NAVIGATION
Les lignes de navigation du dépailemenl comprennent les rivières déjà signalées (Ga-
ronne , Salât, Ariége, Tarn), et les canaux (canal du Midi ou de Languedoc , canal Laténi à la Garonne).
Garonne : le développement du cours navigable de la Garonne dans le départenrient est de 1 l^i,003 mètres, dont 78,705 navigables seulement à la descente. Le fleuve est flottable depuis la frontière d'Espagne jusqu'à Roquefort, à l'embouchure du Saint, La pente est de 1™yuO par kilomètre du confluent du Salât au confluent de l'Ariége, de 1 mètre par kilomètre du confluent de l'Ariége à Toulouse, et de 0™7470 de Toulouse au confluent du Tarn. La navigation de la Garonne , en amonl de Toulouse, rendue très-difficile et trés-clianceuse par le régime des eaux , par le grand nombre des pertuis, par le mauvais état des chemins de balage , est de plus en plus abandonnée, depuis l'établissement des chemins de fer, après avoir été autrefois trés-active. Les princi|)aux objets de cette navigation, entni Iloquefort et Toulouse, sont les bois de construction et de chauffage, qui descendent par trains ou radeaux menés à la rame ; la chaux et le plâtre, les pierres de taille, les briques, le sable, les galets destinés aux constructions et au pavage. Avec les eaux les plus favorables^ une bar([ue vi<'nt du Salât à Toulouse en six ou sept heures; elle en met douz(^ pui* les basses eaux. P^n aval de Toulouse, lesmoyetis (le traction sont les bœufs et les chevaux.
Ariige ; le développement du cours navigable de l'Ariége dans le déparlement est de 30
Ivilomélres, du sud au nord, depuis Cinlegabelle jusqu'à Pinsaguel. Les princip;;les marchanclises trniisportées par l'Ariége sont les bois do construclion et de chautîage des montagnes et les f«TS des mines de Vicdessos.
La navigation du Salât (17,453 inrires dans le département; est sans importance.
Le Tarn est navigable dans toute la partie lie son cours qui appartient à la Haute-Garonne, sur une longu.ur de "il, OU mètres.
Canal du Mili : ce canal, désigné anciennement sous le nom de canal royal des Decx- Mers et de canal de Languedoc , établit une. communication entre l'A. (antique et la Méditerranée. 11 a été construit par Riquet, sous le ministère de Colbert , de 16GG à 1681 , et avait été projeté antérieurement par François I" et par Henri IV. Les eaux d'alimentation du canal du Midi proviennent de la montagne Noire, sur la limite des départements de l'Aude, de la Haute-Garonne et du Tarn; elles sont recueillies dans les réservoirs de Lampy et de ."^aint- Féréol , et conduites au bi<M" de partage de Naurouse, qui occupe le sommet entre les deux versants. Li ()arti(» du canal com|)rise dans la Haule-Garoiiut' appartient tout entière au versant de l'Atlantique; elle est orientée du sud au nord-ouest, sur uin' luii,^u«ur de 50,6*20 mètres , descendant la vallée de Tllers, et passant près Hcnneville, Garduuc/i, Vieillevignc, Montesquieu, Montgiscard, Castantf, Hannmville ; le canal conluui'ne Toulouse par l'est ei le nord et revient s»- déclui irtM- «lans la Garonne.
en aval de Toulouse, aux Ponts- Jumeaux. Un bas-relief en marbre blanc , exécuté par le sculpteur loulousain Lucas, y représente, en style mythologique, l'union des deux mer.» présidée par la ville de Toulouse.
Canal Latéral à la Garonne : ce canal, destiné à compléter celui du Midi en suppléant à l'insulTisance de la navigation fluviale par la Garonne, a été projeté en 18*28, concédé en 1832 et 1835, exécuté de 1838 à 1855 aux frais de TEtat. il est alimenté à Toulouse par les eaux de la Garonne qu'y amène le canal Saint- Pierre et par celles qu'il reçoit directement au bassin de TEmbouchure , où il se raccorde au canal du Midi. La longueur du canal dans la Hauîe-Garonne est de 31,705 mètres. Il ne cesse pas d'y suivre la rive droite de la Garonne à une faible distance du chemin de fer, passant par Lespinasse , Saint-Jory , Saint- Mustice.
Le canal de Saint-Martorif, qui s'exécute en ce moment, avait été projeté d'abord comme eau d d(! navigation et d'iri'igation à la lois. On s'est décidé à n'en faire qu'une ligne d'irrigation, destinée à fertiliser les plaines ardentes de la rive gauche de la Garonne.
PRINCIPAUX MOMiyiE\TS.